SCP-2420 : Un bon chien

Informations

Une photographie de SCP-2420 prise avant sa mort.

Nom : Un bon chien
Auteur : Agent Kaji
Notation : 2/2
Créé le : Tue Sep 05 2023
Objet no : SCP-2420
Classe : Neutralisé

Procédures de Confinement Spéciales

SCP-2420 est actuellement détenu dans l'aile de confinement de basse sécurité du Site-213. Suite à l'Incident-2420-A, toute activité anormale exhibée par SCP-2420 a été observée être neutralisée. La possibilité d'un confinement permanent, en dépit de l'arrêt de toute activité anormale, est en cours d'examen par le Comité d'Éthique.

SCP-2420 doit être détenu dans une cellule de confinement pour humanoïde dans une aile de confinement spécialisée du Site-213. En raison de la dépression sévère de SCP-2420, il doit se faire prescrire du Bupropion et du Citalopram deux fois par jour, ainsi que de l'Alprazolam administré en fonction des besoins. SCP-2420 est autorisé à créer une instance de SCP-2420-1 deux fois par semaine pendant trois heures à la fois, durée pouvant être allongée ou écourtée en fonction de la coopération et de l'état mental de SCP-2420. En dehors des contacts surveillés avec SCP-2420-1, SCP-2420 ne doit avoir conscience d'aucun chien domestique (ou Canis lupus familiaris).

Un groupe de chiens domestiques doit rester à disposition au chenil de la Fondation afin d'être utilisé comme instances de SCP-2420-1 en roulement. Les anciennes instances de SCP-2420-1 ne conservent aucune caractéristique anormale et peuvent être adoptées par le personnel du Site-213 ou réintégrées dans les refuges animaliers à proximité.

Les tests sur SCP-2420 ont été interrompus. Toute recommendation pour une possible reprise des tests doit être soumise au Chercheur Hydock.

Description

SCP-2420 était un humain (précédemment John █████) qui créait des instances de SCP-2420-1, qui prenaient l'apparence et les souvenirs du chien de compagnie de celui-ci, en utilisant des chiens domestiques (ou Canis lupus familiaris)1. Les effets se produisaient dès que SCP-2420 prenait conscience d'un quelconque chien, ou dès qu'un quelconque chien prenait conscience de SCP-2420.

Les tests répétés ont montré que seuls les chiens domestiques étaient affectés, les loups, coyotes, et autres canidés étant immunisés aux effets anormaux. Les chiens de n'importe quelle taille devenaient une instance de SCP-2420-1 et ne montraient aucune douleur lors de leur transformation, au-delà d'une confusion générale s'installant lorsqu'ils sortaient de l'influence de SCP-2420.

SCP-2420 n'a montré aucun effet anormal en dehors de son aptitude à créer des instances de SCP-2420-1. Les tests n'ont montré aucune limite maximale au nombre d'instances de SCP-2420-1 pouvant exister simultanément.

Les instances de SCP-2420-1 étaient totalement invulnérables à quelque forme de dommage que ce soit. Les tentatives d'analyse de l'ADN ont été rendues vaines lorsqu'il a été découvert que rien ne pouvait couper la fourrure des SCP-2420-1. Tout autre test sur l'indestructibilité des SCP-2420-1 a été jugé inutile, en partie en raison de la nature fragile de l'état mental de SCP-2420. Bien que les instances de SCP-2420-1 ne montraient aucun besoin en nourriture ou eau, les instances mangeaient tout ce qui leur était présenté, divers poisons ne montrant aucun effet. Les anciennes instances de SCP-2420-1 ayant été disséquées après avoir été nourries ne montraient aucun signe d'une récente ingestion de nourriture.

Bien que les instances de SCP-2420-1 prenaient la forme du border terrier de SCP-2420, les photographies et vidéos des SCP-2420-1 montraient invariablement le corps d'origine du chien en question. Ceci donnait lieu à un malaise physique et une détresse mentale concernant certaines photos et vidéos, notamment une montrant un saint-bernard capable de passer à travers une petite ouverture, mais les images en elles-mêmes ne montraient pas d'effet autrement anormal.

[Il s'agit de la première entrevue effectuée à la suite de l'admission de SCP-2420 au Site-213.]

Dr Hydock : Bonjour, SCP-2420. J'ai entendu dire que vous aviez eu du mal à dormir ?

SCP-2420 : Xanax.

Dr Hydock : Pardon ?

SCP-2420 : Anxieux. M'aide à dormir. Donnez-m'en, j'imagine. Aussi, mettez la clim.

Dr Hydock : Pas de problème. Toutefois, je ne suis pas là juste pour voir votre état mental et physique. Comme je suis sûr que vous l'avez deviné, j'aimerais vous entendre quant à votre relation avec votre animal avant qu'elle décède.

SCP-2420 : Mattie.

Dr Hydock : Pard—

SCP-2420 : Madame, vous pouvez m'appeler comme vous voulez, mais elle a un nom. C'est Mattie. Diminutif de Matilda. Son nom complet est Matilda May. Matilda May █████, j'imagine.

Dr Hydock : Bien noté. Mais s'il vous plaît, parlez-moi de Mattie.

SCP-2420 : Eh bien, c'était mon chien. J'imagine. Je l'ai eu, euh, par un voisin. Ce n'est pas, genre, un éleveur. Mais ils avaient fait se rencontrer deux borders terriers, et ils cherchaient à, euh, donner les chiots. J'imagine. Et j'étais seul. Mes parents sont morts. Mais, j'imagine que vous le savez déjà. Ils m'ont laissé une maison, et je me sentais putain de seul à vivre sans personne d'autre dans la maison de gens morts, vous savez ?

Dr Hydock : Mhm.

SCP-2420 : Je suis allé à leur maison. Leur jardin, euh, vraiment. Et ils avaient tous les chiots, genre, vous savez, tous serrés. Je veux dire, dans un genre, euh, de cage. Hé, on peut allumer un ventilateur ? Il fait vraiment chaud. [SCP-2420 commence à hyperventiler et se tient la poitrine.] Dur de respirer.

Dr Hydock : Certainement, SCP-2420, mais s'il vous plaît, calmez-vous. Je vous le promets, je ne suis pas là pour vous faire du mal. Je veux juste vous entendre parler de votre relation avec le- euh, avec Mattie. Vous étiez en train de me parler du jour où vous l'avez choisie dans la portée ?

SCP-2420 : D'accord. D'accord. Je l'ai vue, ouais. Elle n'était pas la plus grande, mais je, euh, ah, l'ai remarquée tout de suite. Elle était un peu une petite brute. Elle jouait, ouais, mais on avait l'impression qu'elle n'avait pas assez de patience pour les autres chiens. Ils l'embêtaient, et elle voulait le leur faire savoir. Et quand je me suis approché, elle était la dernière à venir me voir. Les autres, ils sautaient sans arrêt, essayaient de m'attraper, réclamaient de l'attention, réclamaient d'être pris dans les bras. Mais elle s'est contentée de s'asseoir, et elle m'a fixé pendant un bon moment. Je l'ai fixée aussi. C'était bizarre, je suppose, mais j'ai senti comme si elle me jaugeait. Elle s'est approchée, très confiante, a comme poussé ses frères et sœurs, et je lui ai tendu la main. Elle a repoussé ma main. Mais pas violemment. Ce n'était pas méchant. Elle n'était jamais méchante. Pas avec moi. Et après ça, euh, j'imagine que je savais que je devais la prendre.

Dr Hydock : Est-ce qu'elle a jamais montré des capacités anormales ? D'ailleurs, avant ça, aviez-vous déjà été capable de faire quelque chose qui, soyons directs, SCP-2420, paraissait impossible ?

SCP-2420 : Si j'avais pensé pouvoir faire de la magie, je ne pense pas que je serais démarcheur téléphonique. Vivant dans la maison de mes parents. Et Mattie ? Non. Mattie n'était définitivement pas, euh, magique. Je veux dire, merde, elle avait peur des orages. Elle pensait que l'aspirateur était un vrai animal. Elle était, euh, un chien intelligent, cependant. Elle semblait être plus une personne qu'un chien, ouais, mais pas magique. J'ai toujours pensé, toutefois, qu'elle pourrait apprendre un paquet de tours si elle l'avait voulu, mais elle n'était clairement pas intéressée. Des vulgaires tours n'étaient pas assez bien pour elle. Elle se comportait comme une petite reine. Je pense.

Dr Hydock : Donc rien d'étrange dans sa vie qui vous ait jamais fait penser qu'elle était capable de cette sorte d'anomalie ?

SCP-2420 : Elle était normale. Je veux dire, comme j'ai dit, elle n'était pas vraiment fan des autres chiens, mais elle jouait avec eux. C'était toujours comme si, vous voyez, ils étaient en-dessous d'elle. Mais elle les chassait. Elle était, euh, très territoriale. Mattie a tué une paire, hum, d'oiseaux et tout ça. Un écureuil une fois, parce qu'il s'était coincé dans un grillage. J'aurais jamais pensé qu'elle en attraperait jamais un. Merde, vous l'auriez vue. Du sang tout autour de son museau. Elle était tellement fière d'elle.

[DONNÉES SUPERFLUES SUPPRIMÉES]

SCP-2420 : Mais, euh, j'imagine que vous voulez savoir comment elle est morte, c'est ça ?

Dr Hydock : Ce serait assez utile, SCP-2420.

SCP-2420 : Même ça était, j'imagine, tristement normal. J'étais en train de la promener. Elle a toujours adoré les promenades. Je veux dire, merde, j'imagine que tous les chiens aiment les promenades, mais elle les aimait encore plus. Je sais pas. C'est peut-être dingue. Mais on se promenait, euh, dans la rue, et euh, et bien, ah, est-ce qu'on peut allumer la clim ? Juste un peu ?

Dr Hydock : Certainement. Si vous préférez ne pas parler de cela maintenant, nous pouvons en discuter une autre fois.

SCP-2420 : Non, ça va. J'imagine qu'elle, euh, n'est pas morte après tout, pas vrai ? [SCP-2420 rit puis tousse.] Une voiture l'a heurtée. J'imagine que je ne faisais pas attention. Les gens ont dit que j'avais eu de la chance de ne pas avoir été heurté, mais j'aurais préféré. Peut-être que je serais pas mort. Elle s'est faite écraser en plein milieu. C'était horrible. La personne qui conduisait était une adolescente. C'était pas sa faute. Je ne traversais pas au passage piéton. Elle était jeune. C'était pas sa faute. Je connaissais sa mère. Elle habitait dans la rue. Mais, je n'ai pas pu m'arrêter de pleurer. Elle était là. Putain, Waltzing Matilda May, elle était là, et elle était morte. Elle saignait de partout. Je l'ai prise dans mes bras. Elle ne respirait pas. Je n'étais même pas là pour son dernier soupir. Je pense qu'elle est morte pendant que je pleurais, pendant que j'étais choqué par tout, tout le merdier.

Dr Hydock : Et qu'est-il devenu du corps ?

SCP-2420 : Je l'ai prise. Je l'ai emmenée. Ce n'était pas si loin. J'ai dit que j'étais choqué, mais je savais ce que je faisais. J'ai pris une pelle dans le garage. La pelle de mon père. J'ai pris sa couverture préférée. Je suppose que c'était ma couverture, en fait. Une grande, euh, verte. Elle l'a toujours aimée. C'était la mienne, mais ça aurait aussi bien pu être la sienne. Elle se sentait mieux avec que quiconque aurait pu l'être, vous savez ? Vous donnez une couverture à un chien, et vous pouvez tout faire, aucun humain ne pourrait se sentir aussi bien. Alors je l'ai enveloppée. Toute brisée. Mon dieu, elle était si petite. J'ai creusé un trou. Au milieu de mon jardin. Il y avait un endroit où les ombres des arbres ne se rejoignaient pas. Elle reposerait ici. Waltzing Matilda May I Have This Dance. C'est de là que vient son nom. Vous savez, la chanson. Je l'ai enterrée. Elle devrait, euh, toujours être là-bas. Vous pouvez aller vérifier. Personne ne l'a bougée.

Dr Hydock : Certainement, SCP-2420. Merci pour votre coopération. Si vous voulez vous arrêter maintenant, je comprendrais totalement. Ça a été une dure journée pour vous.

SCP-2420 : Non. Ça va. Il n'y a plus grand chose de toute façon. Est-ce que je, euh, je peux continuer ?

Dr Hydock : Absolument.

SCP-2420 : J'allais me tuer, le jour où j'ai remarqué qu'elle était, euh, partout où il y avait des chiens. Juste une balade normale. Mais j'allais, euh, sauter d'un pont. Je ne savais pas si j'allais vraiment le faire, pour être honnête, m'dame. Mais je sentais que j'allais le faire. Ça semblait bien. Mais, c'était bizarre. Je n'ai jamais remarqué tant de border terriers dans ma vie. Les voisins, tous, identiques, et ils ressemblaient tous tellement à Mattie. J'ai cru péter les plombs. Ils essayaient de passer sous le portail, de grimper dessus, m'aboyaient dessus, ainsi de suite. Je n'ai, euh, rien remarqué de bizarre jusqu'à ce que j'arrive près du parc à chiens.

Dr Hydock : Et c'est là qu'ils vous ont trouvé, correct?

SCP-2420 : Ah, oui. Je suppose. C'est là que vous m'avez trouvé. Juste, je ne sais pas comment je suis arrivé là. C'était même pas près du pont. Pas près du tout. Je pense que je voulais juste en voir quelques uns. Avant de mourir. Ils étaient toujours si gentils. Les chiens. Mais, ils étaient tous des border terriers. Et ils couraient tous vers moi. Les maîtres criaient. Les gens, euh, hurlaient. Ils glissaient de leurs colliers qui étaient devenus trop grands. Ils, euh, s'échappaient de tout. Pour venir à moi. Et ils m'ont encerclé. Ils étaient tous elle. Je l'ai tout de suite su. Ils étaient tous elle. Un s'est rapproché, et il a mordu ma main. Gentiment. Et c'est là que je me suis évanoui. Et puis, ben, me voilà.

Dr Hydock : Excellent. Merci beaucoup pour votre coopération. Quelque chose d'autre avant qu'on termine ?

SCP-2420 : Euh, ouais. Juste une. Juste une chose.

Dr Hydock : Oui ?

SCP-2420 : Est-ce que ça leur fait mal ? Est-ce que ce qu'elle leur fait leur fait mal ? J'ai entendu qu'ils arrêtent d'être elle quand je ne suis pas là. Ils vont bien ?

Dr Hydock : Oui. Lorsqu'ils ne sont pas des instances de SC—je veux dire, lorsqu'ils arrêtent d'être Mattie, il n'y a pas de douleur pendant le changement. Ni dans un sens, ni dans l'autre. Aucun des chiens n'a montré de signes, anormaux ou non, d'être de quelque façon affecté par Mattie et votre effet.

SCP-2420 : Et vous. Vous n'allez pas leur faire mal ?

Dr Hydock : Pardon ?

SCP-2420 : Écoutez, j'ai vu ET. Je ne suis pas stupide. Vous allez les disséquer. La disséquer peut-être. Et je vous le dis. Ne faites pas ça, s'il vous plaît. Ne faites pas de mal à un chien à cause de moi, s'il vous plaît. Je vous en supplie.

Dr Hydock : Je vais voir, je vais voir ce que je peux faire, SCP-2420. À nouveau, merci.

SCP-2420 : Vais-je la revoir ?

Dr Hydock : Des créneaux de visite peuvent certainement être arrangés. Spécialement dans le cadre des tests.

SCP-2420 : Merci. Elle me manque tellement. Je n'ai même pas pu lui dire quelle bonne fille c'était. Parce que, vous savez. Elle est magique.

[Des agents de la Fondation ont pu récupérer les restes du précédent animal de SCP-2420 là où il a affirmé qu'ils seraient. Les restes n'étaient d'aucune manière anormaux et ont été trouvés dans l'état de décomposition attendu.]

[Fin de rapport d'entrevue]

Incident-2420-A

Au cours d'une session de routine avec SCP-2420 et SCP-2420-1, ce dernier a été vu revenir à son apparence originelle en présence du premier. Une expérimentation continue avec SCP-2420 et d'autres chiens a montré que l'anomalie de SCP-2420 a de fortes probabilités de s'être dissipée. Actuellement, SCP-2420 s'est vu autorisé à mener des travaux de bureau de Niveau-0 alors que le Comité d'Éthique doit se réunir afin de décider des prochaines actions à prendre. L'objet a été estimé Neutralisé.

[Cette entrevue s'est tenue immédiatement après l'Incident-2420-A.]

Dr Hydock : Est-ce qu'il y a eu quelque chose de différent concernant Mattie aujourd'hui, SCP-2420 ?

SCP-2420 : Non. C'était juste un jour comme les autres. Elle est entrée, a sauté un peu partout. Je l'ai promenée un peu, et on était simplement assis ensemble. C'est juste normal. Posés. Mais, je ne sais pas, quelque chose semblait bizarre. Vous le remarqueriez, non ? Elle avait l'air plus vieille. Même plus blanche sur la mâchoire. Sur la truffe. Mon dieu, combien de temps suis-je resté ici, Doc ? Six ans ?

Dr Hydock : En fait, dix.

SCP-2420 : Doux Jésus. Eh bien, ça fait un bout de temps, n'est-ce pas ? Mais ouais, donc j'étais en train de le remarquer. Elle était en train de vieillir. Ce qui était bizarre parce que ça n'avait pas vraiment duré dix ans pour elle. Ça a été, quoi, six heures par semaine pendant dix ans ? Mais peu importe, peut-être que ça la stressait. Peut-être que le temps ne marche pas comme ça. Je ne sais pas.

Dr Hydock : C'est vrai. Nous avons trouvé qu'une ligne temporelle normale ne s'applique pas à la plupart des objets anormaux sous notre responsabilité.

SCP-2420 : Ouais, vous voyez ? Mais, elle était silencieuse. Et câline. Et je suppose que c'était presque le moment pour elle d'y aller. Vous savez, le temps est venu. Elle a toujours su quand ça arrivait, en termes de temps. Alors elle a sauté du canapé. Et vous savez, ça la fait toujours un peu souffrir aux hanches, mais elle n'a pas grimacé ou quoique ce soit. Elle a léché ma main. Et puis elle l'a mordue, m'a regardé dans les yeux. Et c'est là que j'ai su que ça serait la dernière fois que je la verrai. C'est là que je l'ai su. Ça a été si dur pour elle. De s'immiscer dans tous ces autres chiens. Je me demande comment elle l'a fait. C'était dur, mais elle m'aimait, j'imagine.

Dr Hydock : Et alors elle est partie ?

SCP-2420 : Elle s'est laissée partir. Et elle m'a aboyé dessus. Une fois. Impatiente. Comme elle faisait quand elle avait un jouet, et que je ne faisais pas attention. Elle avait un sourire, un sourire stupide. Sa langue tombait. Et on aurait dit. Je ne sais pas. Comme un flash. Et puis soudain, c'était ce golden retriever, confus. Pauvre bébé. Il avait aucune idée de qui j'étais. [SCP-2420 s'interrompt, tousse.] Alors, j'imagine que vous, euh, n'allez plus me garder ici, hein ? M'aspirer mes souvenirs, me rejeter dans le monde réel ?

Dr Hydock : C'est certainement une possibilité. Est-ce ce que vous préférez ? Honnêtement, la plupart des gens sous notre responsabilité feraient n'importe quoi pour nous échapper.

SCP-2420 : Je ne veux pas partir. Je ne veux pas aller où que ce soit où je vais l'oublier. J'ai peur que si je ressors, je mourrai sans elle. Je ne me souviendrai plus qu'elle faisait des choses si étranges pour être de nouveau avec moi. Que j'ai fait des trucs si dingues. J'ai peur d'être moi-même à nouveau. L'ancien moi. J'ai peur que la première chose que je ferai, c'est de retourner à ce pont, mais qu'elle ne sera plus au parc à chiens. Merde, si vous voulez, je nettoierai les toilettes. Et putain, dix ans. Vais-je retrouver un boulot ? Dix ans. Doux Jésus.

Dr Hydock : Je vais porter cela à l'attention du Comité d'Éthique, mais je ne peux pas faire de promesses. Mais, ce que je veux demander est, vous sentez-vous significativement différent, SCP-2420 ? Nos conversations au cours des années vous ont assurément fait changer. Croyez-vous que ce soit à cause des médicaments, des effets anormaux, ou que c'était simplement d'avoir la possibilité de voir votre chien à nouveau ?

SCP-2420 : Je ne sais pas, Doc. Probablement la dernière ? Je ne sais pas. Je veux dire, voulez-vous que je dise si mon chien a guéri ma dépression d'une certaine manière ?

Dr Hydock : C'est certainement une question que j'ai à l'esprit.

SCP-2420 : Bien sûr qu'elle ne m'a pas guéri. C'était juste bien. Que quelqu'un m'aime suffisamment. De faire ce qu'elle faisait. Mais c'est juste un chien. Elle n'est pas magique.

[Fin de rapport d'entrevue]


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