SCP-1339

Informations

Auteur : FlattestDisc108
Notation : 0/0
Créé le : Thu Jun 18 2026
Objet no : SCP-1339
Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales

SCP-1339 doit être conservé dans un coffre-fort au Site-56 et ne peut être accédé qu'avec la permission du Dr. Robert Williams. Les tests sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.

Description

SCP-1339 est un insigne de police ne comportant aucun marquage de département ou de grade. Aucun insigne similaire à SCP-1339 n'a été trouvé à la date du 01/03/20██. Les propriétés anormales de l'insigne ne se manifestent que lorsqu'il est porté.

Lorsque SCP-1339 est fixé sur les vêtements d'un être humain (d'autres espèces peuvent être affectées par SCP-1339, voir le Journal des Tests), désormais appelé le sujet, celui-ci serra convaincu que toutes les actions qu'il observe ou commet sont entièrement justifiées et valides (voir l'Addendum 1339-1). Lorsqu'il est interrogé sur les événements, le sujet va systématiquement rationaliser et défendre ces actions. Les évaluations des compétences motrices, de la résolution de problèmes et des capacités cognitives ont toutes prouvé que SCP-1339 n'altère pas les facultés mentales. Les psychologues et les orthophonistes de la Fondation ont remarqué que les structures de langage des sujets sous l'influence de SCP-1339 ressemblent à celles des psychopathes et des sociopathes.

Une fois que SCP-1339 est retiré du sujet, celui-ci ressentira immédiatement une culpabilité et une dépression intense, même s'il n'a commis aucune action moralement ou éthiquement condamnable lorsqu'il le portait. Les tentatives de thérapie ont donné des résultats similaires à ceux obtenus avec d'autres patients souffrant de dépression ou de culpabilité, les thérapeutes notant cependant que les patients sont beaucoup plus résistants aux antidépresseurs et à la psychiatrie traditionnelle. Les amnésiques se sont révélés utiles pour effacer les "souvenirs" de ces transgressions, bien que des sentiments de culpabilité soient toujours signalés par les sujets. Dans la majorité des cas où aucun traitement n'est administré, le sujet se suicide. À plusieurs reprises, les sujets ont confessé des crimes inconnus dans leurs lettres d'adieu. Malgré la possibilité de rouvrir des affaires classées ou de retrouver des personnes disparues, il a été décidé que les tests seraient suspendus jusqu'à nouvel ordre.

Addendum 1339-1

Des sujets ont été exposés à, et dans certains cas, ont commis des meurtres, des massacres, des actes de torture, des actes de famine forcée, et des amputations non-médicales sans incidents, et lorsqu'ils étaient interrogés, ils affirmaient que toutes lesdites actions étaient parfaitement raisonnables et justifiées.

Entretien 1339-1

D-345781 : Sujet utilisant SCP-1339
Dr. Torest : Mène l'entretien

Avant-propos

D-345781 portait SCP-1339 depuis plusieurs jours, au cours desquels il avait personnellement assisté à la mort de l'Agent Larson, à l'exécution de plusieurs personnels de Classe-D, ainsi qu'une tentative violente de brèche de confinement de la part de SCP-███.

Dr. Torest : Comment vous sentez-vous, D-345781?

D-345781 : Ça va. Et vous?

Dr. Torest : Bien. Que pensez-vous de ce que vous avez vu ici au sein de la Fondation ? Je sais que certains de vos collègues ont été légèrement perturbés.

D-345781 : J'ai dit que ça allait. Je comprends pourquoi vous avez dû faire ce genre de choses.

Dr. Torest : Vous ne ressentez aucune culpabilité vis-à-vis de votre implication?

D-345781 : Ces choses devaient être faites.

Dr. Torest: Pourquoi croyez-vous cela, exactement?

D-345781 : Ces gens étaient inutiles. Ils ont fait leurs boulot, puis ils sont morts. Ils se plaignaient trop, de toute façon. Surtout █████. Il ne s'est pas arrêté jusqu'à ce que [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Au moins, ça l'a fait taire.

Conclusion

SCP-1339 a été retiré à D-345781 peu après cet entretien. Le sujet a éclaté en sanglots et a sombré dans un état catatonique. Avant de s'effondrer, il a hurlé de manière incohérente pendant plusieurs minutes à l'adresse des chercheurs et des médecins, en les insultant à plusieurs reprises. D-345781 a été ramené dans sa cellule et est resté allongé sur son lit pendant la grande majorité de la semaine. Au bout d'une semaine, il a été trouvé mort dans sa cellule, présentant des blessures auto-infligées par arme blanche. Il a été déterminé que l'arme du suicide était un couteau improvisé, fabriqué à partir d'une brosse à dents. Une note, trouvée dans la cellule, contenait les aveux détaillés de trois (3) crimes : le braquage d'une supérette à Columbus, dans l'Ohio, en 1932 ; le meurtre d'une femme à Ithaca, dans l'État de New York, en 2003 ; et l'agression physique d'un homme en Mésopotamie en 4750 av. J.-C. Ces crimes font tous actuellement l'objet de recherches par les historiens de la Fondation.

À la suite de cet incident, un suivi psychiatrique a été déclaré obligatoire pour tous les sujets portant SCP-1339.

Journal de Test 1339-1

Sujet : Un (1) perroquet
Durée : Trente (30) secondes
Actions : Aucune
Résultats : Le perroquet est resté immobile, et les chercheurs n'ont rien noté d'anormal. Suivant ce test, on croit que les animaux non-primates ne sont pas influencés par SCP-1339.

Sujet : Un (1) chimpanzé commun, Pan troglodytes
Durée : Vingt-quatre (24) heures
Actions : Le sujet a été observé en train de se nourrir, de grimper aux arbres et de harceler d'autres chimpanzés.
Résultats : Après le retrait de SCP-1339, le chimpanzé a semblé traverser une dépression similaire à celle des animaux sauvages récemment capturés, bien que le sujet soit né et a été élevé en captivité. Après plusieurs semaines, le sujet a recommencé à se comporter normalement.

Sujet : D-38546
Durée : Trente (30) secondes
Actions : Aucune
Résultats : D-38546 est resté debout face aux chercheurs lorsqu'il portait SCP-1339, mais a sombré dans une dépression intense après son retrait. Durant sa thérapie, le sujet a confessé des sentiments de culpabilité liés à la mort d'un animal de compagnie de son enfance (un incident dont la véracité a été établie en contactant la famille de D-38546), au tabassage et au meurtre d'un sans-abri en 1905 (soit 82 ans avant la naissance du sujet) et à plusieurs projets de la Fondation, incluant [DONNÉES SUPPRIMÉES]. D-38546 a immédiatement reçu un amnésique de Classe A et a été exécuté conformément au calendrier prévu.

Note : Oui, SCP-1339 a aidé les autorités locales dans certains cas. Cependant, nous ne pouvons pas gaspiller des ressources à fournir des psychothérapies et des pilules aux sujets. Et se pointer à la porte du shérif avec une liste de meurtres non élucidés et de personnes disparues datant de plusieurs décennies n'est pas exactement la chose la plus subtile que la Fondation ait jamais faite. Les tests sont suspendus à partir de maintenant, à moins d'être approuvés et supervisés par le personnel supérieur. -Dr. Easton

Journal de Test 1339-2

De nouveaux tests ont été temporairement autorisés par le Dr Kiorst du Site-56, dans le but exprès de déterminer si les sujets utilisant SCP-1339 sont aptes à être intégrés au personnel de la Fondation. En raison de leur absence totale de culpabilité ou de remords lorsqu'ils portent SCP-1339, il a été supposé que les utilisateurs pourraient être plus efficaces que le personnel ordinaire pour gérer les actions moralement plus discutables menées par la Fondation.

Sujet : D-84766
Durée : Deux (2) mois
Actions : D-84766 a disposé de quartiers privés pour la durée de l'expérience, dont la seule caractéristique notable était un écran standard de 24 pouces intégré au mur à des fins spécifiques pour l'expérience. Après lui avoir équipé SCP-1339, D-84766 a été conduite dans la pièce et enfermée à l'intérieur. Les repas étaient livrés par le personnel trois fois par jour. Durant la journée, entre six (6) heures et vingt (20) heures (GMT), l'écran diffusait un flux en direct des activités de la Fondation jugées comme les plus moralement discutables par le personnel. Les agents livrant les repas avaient la possibilité de demander à ce que le flux soit coupé ou mis en sourdine pendant leur visite dans les quartiers. Après deux mois d'exposition, D-84766 a été sortie de ses quartiers et a passé une évaluation psychiatrique menée par le Dr Samson, qui a déclaré que D-84766 était en bonne santé mentale.

Résultats : SCP-1339 a été retiré à D-84766 après son évaluation. Le sujet a sombré dans un état catatonique dès le retrait et a commencé à hurler de manière incohérente. Le personnel à proximité a signalé que le sujet avait tenté de s'arracher les oreilles et les yeux avant d'être maîtrisé par la sécurité. Après avoir reçu un sédatif, D-84766 a été ramenée dans ses quartiers, où elle a refusé de parler au personnel pendant treize semaines. Les tentatives de thérapie ont échoué en raison de l'absence totale de réponse du sujet. Le 03/09/2005, le personnel de visite a signalé que le sujet était allongé face contre terre. Le personnel médical a découvert que D-84766 était inconsciente, et elle a été transférée peu de temps après au service médical. Après cinq (5) heures passées dans le service médical, le sujet a repris connaissance.

Pendant son séjour au service médical, le sujet s'est montré réceptif à un entretien mené par le Dr Samson (voir l'Entretien 1339-2). Suite à cet entretien, le sujet s'est poignardé à treize reprises à la poitrine, au cou et au visage à l'aide d'une seringue vide. Le décès a été causé par la perforation de la jugulaire du sujet. Aucune note n'a été trouvée sur les lieux, mais le Dr Samson a fourni un document que le sujet lui avait remis au cours de leur entretien.

Entretien 1339-2

D-84766 : Sujet de l'expérience sur SCP-1339
Dr. Samson : Mène l'entretien

Dr. Samson : Comment vous sentez-vous, D-84766 ?

D-84766 : Je suis désolé. Je suis désolé. Pour tout.

Dr. Samson : Désolé pourquoi ?

D-84766 : Je sais. Je sais. Je sais ce que j'ai fait.

Dr. Samson : Madame, vous n'avez pas quitté vos quartiers depuis que vous portez SCP-133-

D-84766 : Ne faites pas ça ! Non ! Je ne peux pas… peux pas… J'avais tort… tort, mais j'avais raison… tout va bien mais tout va mal… bien et mal… bien et mal bien et mal bien et mal bien et mal…

Conclusion

Suite à la fin de l'enregistrement, le sujet D-84766 a jeté un morceau de papier au Dr Samson. D-84766 s'est ensuite emparée d'une seringue et s'est suicidée comme indiqué ci-dessus. Le Dr Samson a immédiatement remis la note aux autorités de la Fondation. La note se lit comme suit :

Topeka, Kansas, 1881. Meurtre. C'était moi.

Beijing, Chine, 1921. Cambriolage. C'était moi.

██████, Site-56, 2005. [SUPPRIMÉ]. Tout était moi.

[La note se poursuit ainsi sur plusieurs paragraphes, nommant des lieux, des dates et des crimes, et désignant le sujet comme l'auteur des faits. Le document s'interrompt brusquement, mentionnant une date qui ne s'est pas encore produite et nommant un individu encore inconnu. Les tentatives pour localiser cet individu ont échoué.]

Sujet : Docteur Tamlin
Durée : Cinq (5) semaines.
Actions : Le Docteur Tamlin a exercé ses fonctions habituelles d'administrateur, notamment en approuvant des protocoles d'essais et en supervisant des expériences. Pendant la période où il portait SCP-1339, le Dr Tamlin a approuvé toutes les demandes d'expérimentation qui lui ont été soumises, atteignant finalement un stade où des demandes manifestement humoristiques ou fausses étaient validées. Parmi celles-ci figuraient des requêtes visant à libérer des SCPs de classe Keter, ainsi que des pétitions pour promouvoir des membres violents du personnel de Classe D au rang d'O5. Toutes les demandes approuvées ont été annulées par la suite par le personnel au moyen d'un droit de veto.

Résultats : Le Docteur Tamlin a été jugé psychologiquement sain après le retrait, bien que sa femme et ses collègues aient signalé qu'il était nettement moins sociable. Au bout de deux semaines, le Dr Tamlin ne s'est pas présenté au travail, et des agents ont été dépêchés à son domicile pour enquêter. Une fois sur place, l'Agent Jotes et l'Agent Howard ont découvert les corps du Dr Tamlin et de son épouse, victimes d'un meurtre suivi d'un suicide apparent. Tous deux sont décédés de multiples blessures par arme blanche, celles du Dr Tamlin étant auto-infligées. Une note a été découverte près de son corps, dans laquelle il reconnaissait sa culpabilité pour de multiples crimes, incluant le meurtre de sa femme.

Note : C'est terminé. Cette chose vous rend capable de supporter une partie de ce que nous faisons pendant un court instant, mais nous ne pouvons pas nous permettre que tous ceux qui sont impliqués dans un "accident fâcheux" finissent par se suicider ou tuer d'autres personnes. Tous les tests sont interrompus. SCP-1339 doit être laissé de façon permanente dans une zone de stockage verrouillée au Site-56. Puissent ces pauvres enfoirés reposer en paix. S'ils le peuvent.
-Docteur Kiorst


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