Informations
Nom : Roi de la montagne
Auteur : Dr Moxy
Notation : 7/7
Créé le : Fri Mar 26 2021
Objet no : SCP-1529
Classe : Euclide
Procédures de Confinement Spéciales
L'environnement natif de SCP-1529 doit être maintenu sous surveillance via télescopes et observation par satellite dès que les conditions météo le permettent. La surveillance par télescope doit être assurée toute l'année depuis les stations de surveillance permanentes de la Fondation situées à ███████████ au Népal, et ████████████ en République populaire de Chine. Le plus tôt possible dans l'année et dès que la météo le permet, une société écran de la Fondation South Chomolungma Portage, devra établir des stations de surveillance rapprochée dans les camps de base des approches Nord et Sud ainsi que dans les camps de plus haute altitude suivant les conditions (à l'exception du Camp VI de l'approche Nord et du camp IV de l'approche Sud) et ce jusqu'à ce que la météo oblige à évacuer la montagne pour la saison. Quand SCP-1529 est actif, la surveillance par télescope doit être maintenue en continu via un télescope automatisé, dont le flux vidéo doit être retardé de 7 secondes afin d'éviter une répétition de l'incident 1529-2. Quand cela est nécessaire et sûr, la surveillance doit être poursuivie par avion ou hélicoptère.
La Fondation doit assurer une liaison permanente avec les coordinateurs des expéditions civiles autant que nécessaire afin de dissuader toute tentative de rejoindre le sommet si SCP-1529 est actif. Tous les corps des grimpeurs ayant rencontré SCP-1529 doivent être extraits de la montagne dès que possible pour autopsie et élimination. Toutes les victimes liées à SCP-1529 doivent être imputées à des causes naturelles relatives à l'altitude et à l'hypothermie. Tout survivant et/ou témoin doit être débriefé et se voir administrer des amnésiques de Classe-B.
La force d'intervention mobile Psi-29029, (" Échos Alpins ") doit rester en alerte à tout moment à la station de surveillance de ████████████. Durant leur astreinte, tous les membres de la FIM doivent rester en toutes circonstances dans un environnement pressurisé simulant une altitude de 7900 mètres au-dessus du niveau de la mer. Dans l'éventualité d'une répétition de l'incident 1529-1, la FIM Échos Alpins doit être déployée dans la montagne par hélicoptère et tenter d'appliquer la procédure Boukreev.
Description
SCP-1529 est une créature humanoïde résidant près du sommet du Mont Everest au Népal, au-dessus de la limite de 8000 m marquant le début de la " zone mortelle " où l'acclimatation humaine est considérée comme impossible. SCP-1529 apparaît comme étant d'une taille et d'une corpulence moyennes, portant ce qui semble être une tenue et des chaussures de montagne standards entièrement blanches. Le visage de SCP-1529 est complètement obscurci par la capuche de sa parka et par ce qui ressemble à une paire de lunettes de montagne surdimensionnée noire et opaque. SCP-1529 n'a jamais été observé portant une autre tenue. Étant donné le peu de personnes encore vivantes ayant pu observer SCP-1529 autrement que par télescope, on ignore encore si cette tenue est partie intégrante de son corps ou s'il s'agit effectivement de vêtements et à quoi il peut ressembler en dessous (exception faite du cas décrit dans l'entretien 1529-1).
La Fondation a pris connaissance de l’existence de SCP-1529 durant les années 1970, quand les expéditions annuelles au sommet du Mont Everest ont commencé à devenir plus communes et que des rumeurs rapportant l'existence d'un " monstre " vivant près du sommet ne commencèrent à circuler dans les communautés de grimpeurs. Après la découverte de la dépouille de George Mallory1 en 1999, les photographies jusqu’à lors non développées de sa caméra ont révélé que SCP-1529 était déjà présent et actif lors de sa tentative d'ascension. Aucune différence significative n'a pu être décelée entre son apparence d'alors et son apparence actuelle (La Fondation a alors déployé une couverture médiatique prétendant que la caméra de Mallory n'a jamais pu être retrouvée et que sa mort résultait d'une chute).
Durant les périodes où l'ensoleillement et la couverture nuageuse permettent une surveillance de la montagne, SCP-1529 est observable en moyenne ██% du temps. Durant ██% de ces périodes, SCP-1529 peut être observé inactif, allongé ou assis totalement immobile. Les enregistrements de ces phases d'inactivité ont montré des durées pouvant aller de 17 minutes à (possiblement) 8 mois, avec une médiane de 23,4 jours. Quand il est actif, SCP-1529 peut être observé grimpant jusqu'aux cimes les plus hautes ainsi que jusqu'au sommet de la montagne sans emprunter de trajectoire évidente. SCP-1529 n'a jamais été observé utilisant le moindre outil ou équipement autre que ses mains ou ses pieds et s'il emprunte une route d'ascension établie, il ignorera les cordes guides ou les échelles ayant été installées par de précédents grimpeurs. SCP-1529 a démontré une capacité à escalader et descendre des sections de la montagne considérées comme infranchissables par des grimpeurs conventionnels et n'a jamais été observé chuter ou perdre prise. Les températures négatives, les vents violents, le manque d'air ou la faible pression atmosphérique ne semblent pas l'affecter. La cause de ces passages en phase active ou inactive est inconnue, et ne semble pas être corrélée avec la météo, le moment de la journée, le trafic sur la montagne, la saison ou la période de l'année. SCP-1529 n'a jamais été observé descendant sous la limite des 8000 mètres (excepté lors de l'incident 1529-1). Les périodes d'activité ayant pu être observées vont de 3 heures à (possiblement) 6 jours, avec une durée médiane de 15,2 heures. Les observations nocturnes de SCP-1529 se sont montrées jusqu'à présent impossibles, l'imagerie infrarouge n'ayant montrée aucune différence de température entre SCP-1529 et son environnement.
Si une ascension d'alpinistes humains dépasse la limite de 8000 mètres alors que SCP-1529 est actif, ce dernier tentera de les atteindre et de s'interposer entre eux et le sommet ou entre eux et leur camp. SCP-1529 semble préférer cibler les grimpeurs solitaires ou ceux significativement en avance ou en retard sur leur groupe, mais il peut aussi cibler des individus au sein du groupe si une telle opportunité ne se présente pas. Une fois que SCP-1529 se trouve dans le champ de vision d'un alpiniste, il cherchera à attirer son attention et à établir un contact visuel avec sa victime, provoquant ainsi un effet hypnotique. Cette dernière trouvera alors beaucoup de difficulté à briser ce contact visuel, tout en expérimentant une sensation de chaleur et de confort qui l’incitera à s’asseoir pour se reposer. À partir du moment où le grimpeur cesse d'avancer, SCP-1529 réduira la distance entre lui et sa victime et [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Une mort par hypothermie semble se produire dans les 1 à 2 heures suivant le contact visuel avec SCP-1529, ce qui est beaucoup plus rapide que ce qui est habituellement observé sur les grimpeurs restés bloqués près du sommet. Après leur décès, les victimes de SCP-1529 subissent une décomposition extrêmement rapide. En quelques heures ou jours, les corps atteignent un stade de momification comparable à celui d'un corps laissé exposé aux éléments pendant plusieurs décennies.
Sur environ 220 personnes qui ont trouvé la mort sur la cime de l'Everest depuis 1924, il est estimé que SCP-1529 est à l'origine de ███ d'entre elles. █ personnes ont survécu à leur rencontre avec SCP-1529 et ce, dans la plupart des cas, grâce à l'intervention d'un membre de leur équipe avant que SCP-1529 puisse entrer en contact physique avec elle (exception faite du cas décrit dans l'entretien 1529-1). SCP-1529 ne semble pas capable d'hypnotiser plus d'un grimpeur à la fois ; néanmoins il a été observé que les contacts physiques entre SCP-1529 et plus d'une personne provoquaient [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Le but et les motivations de SCP-1529 à se comporter ainsi sont inconnues. Voir Entretien 1529-1 pour spéculation.
INCIDENT 1529-1
Le ██/██/19██, SCP-1529 a pénétré le camp V de l'approche Nord, située à 7775 mètres et [DONNÉES SUPPRIMÉES]. ██ victimes furent à déplorer, incluant les deux membres de la Fondation assurant l'observation depuis le camp V. La couverture médiatique déployée par la Fondation a attribué l'incident à une tempête soudaine et à la mauvaise organisation du coordinateur de l'expédition ███ ████, comptant parmi les victimes. SCP-1529 étant entré en phase active à un moment indéterminé durant la nuit, il n'était alors pas sous surveillance et n'avait pas encore pu être localisé par télescope. Il s'agit de la première et seule fois où SCP-1529 a été observé descendant sous la limite des 8000 mètres et entrer dans un camp alors habité.
INCIDENT 1529-2
Le ██/██/20██, l'agent ██████ assurait la surveillance par télescope depuis la base permanente de la Fondation en chine alors que SCP-1529 était en phase active, proche du sommet de la montagne. ██████ a rapporté que SCP-1529, alors qu'il était orienté face vers la base, s'est mis à regarder dans la direction précise du télescope. ██████ a alors immédiatement été victime des symptômes correspondants à une rencontre avec SCP-1529, tout en observant ce dernier commençant à descendre dans la direction de la base. ██████ a ensuite été incapable de s'écarter du télescope et a dû en être physiquement extirpé et mis sous sédatif 17 minutes après l'évènement. Il a ensuite été transporté à l'infirmerie où les examens ont révélé une température corporelle de 27 °C et des signes d'engelures sur les doigts et les orteils alors que l'agent est resté durant tout l'incident à l'intérieur du bâtiment, chauffé à 24 °C. L'agent █████ qui a tenté de reprendre la surveillance après que ██████ ait été transporté à l'infirmerie, a trouvé SCP-1529 toujours descendant vers la base et a expérimenté les mêmes symptômes à son tour. La surveillance par télescope a alors été interrompue jusqu'au ██/██, où la surveillance aérienne a pu confirmer que SCP-1529 avait cessé de descendre et était rentré en phase d'inactivité.
ENREGISTREMENT ENTRETIEN 1529-1
Interrogé
L██████ ████, référé ci-après "L.".
Interrogateur
Agent █████.
Avant-propos
Le ██/██/20██, L. a été présumé mort lors d'une rencontre avec SCP-1529, alors que ce dernier était soudainement devenu actif après que L. ait atteint le sommet. L. a pourtant été retrouvé en vie par une autre équipe ayant rejoint sa position 2 jours plus tard, puis a été extrait en toute sécurité de la montagne. À cause de ses engelures, L. a dû être amputé de l'extrémité de certains doigts et de certains orteils mais s'est néanmoins complètement rétabli. L'extrait qui suit est issu du débriefing de L. avant sa sortie d’hôpital.
<Début de l'enregistrement>
█████ : Dites-moi ce qu'il s'est passé quand vous avez rencontré la créature.
L : Ça a dû se produire seulement dix minutes après que j'ai quitté le sommet, vers 13:00. C'est la partie la plus difficile de l'escalade. Vous avez atteint le sommet, vous êtes euphorique et fier de vous, quand vous réalisez que vous venez d'accomplir la chose la plus difficile de votre vie – et qu'il faut tout refaire, immédiatement, en sens inverse. Sinon vous risquez de finir comme Green Boots2. Les autres étaient cinq ou six mètres devant moi, je venais de perdre un peu de temps en remettant ma capuche correctement et c'est là que je l'ai vu arriver par la crête.
█████ : Quelle a été votre réaction quand vous l'avez aperçu ?
L. : Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été surpris. On ne nous avait pas prévenus qu'il devait y avoir qui que ce soit d'autre sur le sommet ce jour-là. J'ai pensé qu'il devait venir de l'autre versant, ou qu'il avait été laissé derrière par ses coéquipiers. J'ai crié et agité mes bras dans les aires pour attirer son attention.
█████ : Que s'est-il passé quand vous avez eu son attention ?
L. : Il s'est tourné droit vers moi et c'est là que ça a commencé. D'un coup je me suis senti… heureux ? Libérée !Délivré ? C'est comme si d'un coup, toutes mes douleurs et le froid avaient disparu. Comme si je n'avais plus d'ampoules aux pieds et que je pouvais à nouveau sentir le bout de mon nez. C'était comme si j'étais revenu à ████████, les pieds près du feu de la cheminée, que je pouvais oublier tout ce qui me tracassait et apprécier un repos bien mérité, mais…
█████ : Mais…?
L. : Ça paraissait pas normal. Vous avez déjà entendu parler du déshabillage paradoxal ? Quand la température de votre corps se met à chuter vraiment bas, vos vaisseaux sanguins se dilatent et vous, vous commencez à vous sentir vous réchauffer. Alors vous retirez progressivement vos vêtements, parce que vous avez l'impression que vous allez étouffer de chaleur et que vous avez besoin de vous rafraîchir. Et c'est comme ça que vous vous retrouvez mort complètement gelé, nu et recroquevillé dans de la poudreuse. J'ai un compagnon qui a fini comme ça en 98. De ce que j'en sais, il est toujours en boule quelque part près de Hillary Step3.
█████ : Donc vous pensiez qu'il était le fruit de votre imagination ?
L. : Oui. Alors j'ai essayé de faire partir la sensation en secouant mes épaules, mais je ne pouvais pas décrocher mon regard de lui, alors qu'il commençait à grimper vers moi. Et c'est là que ça à vraiment commencé à merder.
█████ : C’est-à-dire ?
L. : D'un seul coup, toute cette chaleur et ce confort ont disparu. Soudain j'étais gelé, j'avais encore plus froid qu'avant. Plus froid qu'il aurait dû. Je ne pouvais plus sentir mes doigts ou mon visage. J'avais l'impression que mes lèvres gelaient et se fissuraient. J'ai essayé de respirer mais c'était comme si mes poumons étaient remplis d'eau. Mes jambes m'ont lâché et je me suis retrouvé à terre. Mes coéquipiers étaient à pratiquement trente mètres de moi à ce moment-là. J'ai voulu leur crier de m'aider, mais tout ce qui est sorti de ma bouche c'est un soupir. J'ai regardé à nouveau cet homme, cette chose, qui continuait de s'approcher.
█████ : Combien de temps ça lui a pris de vous atteindre ?
L. : une heure ? Je ne suis pas sûr. Je ne pouvais pas voir ma montre et même si j'avais pu, je ne crois pas que j'aurais été en état de la comprendre. J'ai réussi à poser mes mains au sol pour me relever, mais j'en étais incapable. J'en étais arrivé à un point où même si j'arrivais à me ressaisir, il m'aurait été impossible de rentrer au camp avant la tombée de la nuit. Je commençais à croire que je n'allais jamais pouvoir redescendre de la montagne. Mais ce qui m’inquiétait le plus, c'était l'homme. Plus il se rapprochait de moi, plus je pouvais sentir quelque chose qui commençait à prendre à l'arrière de mon crâne. Quelque chose de primitif et menaçant, mais surtout empli de haine.
█████ : Que s'est-il passé quand il vous a rejoint ?
L. : Il m'a attrapé par les épaules et m'a redressé jusqu'à être face à face. Je regardais droit dans ses lunettes, ses yeux…
█████ : C'était des lunettes ou des yeux ?
L. : Ni l'un ni l'autre. Peut-être les deux. Je ne sais pas. Mais c'est comme si je pouvais voir des choses dedans. En fait, je ne pouvais pas vraiment les voir… Plus comme si je pouvais ressentir ce qu'il y avait dedans. Des images et des sensations au fond de mon esprit. De la rage, de la joie, et … de la confusion.
█████ : De la confusion ?
L. : Je ne crois pas qu'il avait l'habitude que les gens lui résistent. Alors il m'a posé une question.
█████ : Il a parlé ?
L. : Pas des mots, c'était… Je pouvais l'entendre mais pas avec mes oreilles. Je voyais des gens, prendre des bains chauds, allongés près d'un feu crépitant, bronzer sous le soleil à la plage. Des gens heureux, qui avaient chaud. Mais j'ai reconnu ces gens, je les avais vus dans des livres et sur des photos. Mais aussi des personnes que j'avais vu partir pour le sommet et ne jamais en revenir. J'ai vu Green Boots ! Des gens qui sont toujours gelés, quelque part dans la zone mortelle. Et c'est là que j'ai entendu sa question.
█████ : Quelle était-elle ?
L. : "Tu refuserais mon offre ?"
(À ce moment de l'entretien, L. semble troublé et reste silencieux pendant un temps.)
█████ : Poursuivez.
L. : C'est à peine si je comprenais quoi que ce soit à ce qu'il se passait… mais je savais que ce qui se tenait en face de moi était plus dangereux encore que n'importe quelle tempête ou congère. Bouger mes lèvres a été la chose la plus difficile que j'ai faite… Mais j'y suis arrivé et je lui ai dit "Oui".
█████ : Quelle a été sa réaction ?
L. : J'ai vu plus d'images. Des images de ces même gens, par terre dans la neige, déjà à moitié morts. Je les voyais à travers ses yeux à lui. Ils les [DONNÉES SUPPRIMÉES]. J'en serais devenu malade. Il ne parlait toujours pas, mais il était furieux contre moi. Il était offensé, outré, choqué. Il voulait me faire comprendre que j'étais un ingrat. Et au lieu de me détendre paisiblement pendant qu'il [DONNÉES SUPPRIMÉES], j'allai devoir endurer chaque minute que cela durerait. Je lui ai demandé "pourquoi faites-vous ça ?".
█████ : Qu'a-t-il répondu ?
L. : Il s'est moqué de moi.
(L. est à nouveau silencieux)
█████ : Il nous reste encore quelques questions. Comment s'est-il moqué de vous ?
L. : Il… Il m'a montré une autre de ses victimes. Probablement la première. Mallory. En 1924. Je connaissais son visage comme celui de ma mère, mais je ne l'avais jamais vu avec autant de détail… ni dans un tel état. Il était à terre. Faible. Gelé. Mourant. Je voyais Mallory s'agiter et crier vers cette chose à travers ses propres yeux, alors qu'il s'approchait. Il l'a regardé dans les yeux et il [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Il m'a fait regarder chaque seconde, jusqu'à ce qu'il en ait eu fini. Je crois que le voir était pire que de le vivre. Et c'est là qu'il m'a dit.
(L. est silencieux)
█████ : Que vous a-t-il dit ?
L. : "Par ce qu'il était là."4
█████ : Que s'est-il passé ensuite ?
L. : Je n'allais pas me laisser [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Il me tenait debout, alors j'ai eu juste assez de force pour serrer mon point et je l'ai frappé. Aussi fort que je le pouvais et avec toute l'énergie qu'il me restait. En plein dans ses lunettes. Elles se sont fissurées et j'ai pu voir ce qu'il y avait derrière.
█████ : Qu'y avait-il ?
L. : [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Je ne me souviens de pas grand-chose de plus après ça. Je suppose que J'ai réussi à me glisser dans mon sac de bivouac, vu que c'est comme ça qu'ils m'ont retrouvé…
<Fin de l'enregistrement>
Conclusion
Après son contact avec L., SCP-1529 n'a pu être observé, actif ou non, pendant 5 mois, 17 jours et 19 heures. Quand il a pu à nouveau être observé, ses lunettes ne montraient aucun signe de dommages ou d'usure. L. est décédé le ██/██/20██. La couverture médiatique de la Fondation a présenté la cause de la mort comme étant dû à des complications de santé liées à son exposition à l'amiante durant sa jeunesse. L'autopsie réalisée par la Fondation a, elle, révélé que L. souffrait d'une hypothermie extrême, d'engelure et d'un œdème cérébral lors de son décès. L. s'était retiré du monde de l'alpinisme à la suite de sa rencontre avec SCP-1529, et ne s'est pas aventuré au-delà de 500 mètres au-dessus du niveau de la mer durant les 12 mois qui ont précédés sa mort.
Addendum
Le ██/██/20██, la surveillance aérienne a pu observer un individu d'apparence similaire à SCP-1529 proche du sommet de ████████ ███████, ██████. Le gouvernement du ██████ ayant prohibé l'alpinisme sur la montagne, cette menace contre la normalité est négligeable pour le moment. Les surveillances aériennes et satellites de ████████ ███████ continueront de manière régulière jusqu'à ce qu'une base permanente de surveillance puisse être établie.