Informations
Nom : Le Vendeur
Auteur : purplefishman
Notation : 11/11
Créé le : Wed Aug 20 2014
Objet no : SCP-1840-J
Classe : Sûr
Procédures de Confinement Spéciales
SCP-1840-J n'est actuellement pas confiné. Tout appel téléphonique adressé à la Fondation par SCP-1840-J doit immédiatement être transféré au Chercheur Seaward. Les membres non autorisés du personnel entrant en contact avec SCP-1840-J ne doivent en aucun cas accepter d'acheter, de louer, de souscrire, d'emprunter ou de prendre tout objet, accessoire ou être vivant offerts par l'entité SCP-1840-J ou tout tiers associé. Si un membre du personnel de la Fondation est déjà en possession d'un objet ou d'un être vivant obtenu par le biais de SCP-1840-J, il est impératif qu'il remette l'objet ou l'être vivant en question à la Fondation, une amnistie totale leur étant accordée si le client de SCP-1840-J peut prouver que l'achat fut effectué avant que la Fondation n'ait découvert les propriétés dangereuses de SCP-1840-J.
Description
SCP-1840-J présente des caractéristiques proches de ce que l'on connaît sous le terme de démarcheur téléphonique. SCP-1840-J contactera périodiquement les membres du personnel de la Fondation par téléphone et donnera une description courte et bien souvent exagérée d'un objet en sa possession, suivie d'un tarif négociable et des modalités de paiement qui consistent généralement, mais pas toujours, en SCP-1840-J indiquant un lieu où l'objet acheté sera déposé et où il est demandé au client de laisser la somme convenue. SCP-1840-J a toujours honoré ses engagements vis à vis de ses clients. La voix de SCP-1840-J correspond à celle d'un jeune homme doté d'un tempérament enjoué et arrogant.
Les objets proposés n'ont occasionnellement qu'une simple valeur monétaire ou ne constituent que des curiosités, comme par exemple des fossiles de dinosaure ou des bagues en diamant, mais le plus souvent il s'agit d'artefacts anormaux allant d'objets pouvant être classés comme Sûrs à des artefacts de niveau Euclide extrêmement dangereux. Le Chercheur Seaward a pour instruction d'acheter tout objet représentant une menace sérieuse afin de procéder à un confinement immédiat. Malgré la valeur monétaire potentiellement très élevée des objets vendus par SCP-1840-J, les premiers prix proposés sont généralement très modérés ; en une occasion un artefact de niveau Euclide fut acheté pour moins de 5,000 Livres Sterling. SCP-1840-J affiche la volonté de négocier les prix, et a pu être observé acceptant de vendre à moins de 30 % du prix de départ. Occasionnellement il offrira des objets gratuitement si un acheteur s'est révélé assez distrayant.
[DÉBUT DE L'APPEL 12:41, 12/08/███]
Dr Richter : —désolé, je dois le prendre. Oui, allo ?
SCP-1840-J : Bonjour ! Dr Richter ? Vous êtes l'homme qu'il me faut. J'ai une sacrée offre à vous proposer aujourd'hui. Écoutez bien—est-ce que ça vous plairait d'avoir un véritable os fossilisé de dinosaure ? Tout à fait authentique. À peine utilisé !
Dr Richter : Quoi ? Qui est-ce ? Comment — attendez une minute. De quelle manière est-ce qu'un os de dinosaure peut être 'à peine utilisé' ?
SCP-1840-J : Eh bien, vous voyez, ce tibia fossilisé est vieux de 65 millions d'années, et il n'a été à l'intérieur d'un dinosaure que pendant une toute, toute petite partie de ce temps. Il est presque neuf !
Dr Richter : Qui êtes vous ? Comment avez vous obtenu mon numéro ?SCP-1840-J : Okay, j'avoue. L'ancien propriétaire n'a pas fait attention. Il s'est fait exploser par un astéroïde. Jolies marques de brûlure, cependant. Oh, allez ! Je demande juste un bon prix. Je connais des archéologues qui vendraient leur propre tibia pour avoir cette merveille. C'est un os de tyrannosaure. Le roi de la jungle ! Ou du marais primitif, peu importe.
Dr Richter : Je ne—
SCP-1840-J : Ouais, on va dire mille tout rond. Et c'est vraiment donné parce que je me sens généreux, aujourd'hui. Vous me rendriez service, l'ami, parce que j'ai mon chien qui demande le divorce et ma femme qui est chez le véto. Je veux dire – oh, peu importe. Je mentais. Okay, disons huit cents et c'est du vol, vraiment.
Dr Richter : Est ce que c'est une blague ? Chercheur Daley ! Trouvez moi l'origine de cet appel immédiatement ! Quel est votre nom, monsieur ? Je suis un membre éminent de ce complexe, et je n'accepterais aucune—
SCP-1840-J : Oh, vous me charriez ! Cinq. Cinq cents. C'est ma dernière offre. On parle d'un véritable os fossilisé de tyrannosaure, là. La chance de toute une vie. La fierté d'être propriétaire des restes d'un terrible super-prédateur, ça n'a pas de prix. Enfin, en l’occurrence, si, et c'est quatre cents tout rond. Dernière chance.
Dr Richter : Je n'ai pas l'intention de vous acheter quoi que ce soit, et quand je découvrirais qui est le responsable de cette blague stupide, vous allez le regretter ! Bonne journée !
[FIN DE L'APPEL]
[DÉBUT DE L'APPEL 16:12 14/08/███]
Chercheur Davis : Euh, bonjour ?
SCP-1840-J : Bonjour, mademoiselle ! J'ai exactement le petit joyau qu'il faut pour une charmante jeune femme telle que vous. Okay, écoutez moi bien – pour à peine quelques milliers de livres, vous, mademoiselle, pouvez être la propriétaire du don de la beauté. Ultra rare. Surtout par ici.
Chercheur Davis : Oh bon sang. Est ce que c'est un de ces machins pour améliorer sa confiance en soi ? Genre, vous me montrez un miroir et dessus il y a un message qui dit 'Ta-Da ! Vous êtes déjà belle !' ou quelque chose dans le genre ? Parce que c'est vraiment—
SCP-1840-J : En fait, il s'agit plutôt d'un reséquenceur génétique nanotechnologique par injection, mais je pourrais faire ce truc avec le miroir si vous voulez. Je pourrais préparer pleins de messages d'encouragement si vous voulez. 'Nous Savons Ce Que Nous Faisons, Non, Vraiment', ça serait bien pour des employés de la Fondation. 'Comment Font Les Chercheurs En Chef Pour Dormir ? Ils Ne Le Font Pas.' Hé, je me débrouille bien. Je pourrais les imprimer. On va dire cinquante pour un paquet de cent messages. Et vous vous sentirez bien sans le risque que des nanorobots ne vous bouffe le visage. Oubliez ce que je viens de dire.
Chercheur Davis : Dites, qui que vous soyez, ce n'est pas drôle. Vraiment pas. J'ai l'impression que—
SCP-1840-J : Ouais, vous avez raison. Vous autres, vous ne savez pas ce que vous faites, pas vrai ? Et les hallucinations causées par le manque de sommeil doivent pas non plus être marrantes. Okay, oublions ça. Ce reséquenceur est encore disponible, par contre. Ma petite amie l'utilise. Absolument méconnaissable. D'une bonne façon. Yeux magnifiques. Cheveux fantastiques. Corps superbe. Elle pouvait avoir n'importe quel homme. C'est peut être pour ça qu'elle m'a larguée. Sans blagues, vous le regretterez pour toujours si vous laissez passer ça. Qu'en dites vous ?
Chercheur Davis : [ton sarcastique] Oh bien sûr. Est-ce que vous pouvez m'envoyer un échantillon gratuit ?
SCP-1840-J : Impossible, malheureusement. Tout est enfermé dans un caisson magnétique pour bloquer les nanorobots… Écoutez, ces nanorobots peuvent être vraiment dangereux. Ils reséquenceraient les gènes de n'importe quoi. Une fois, ils ont eu mon chien. Ils l'ont fusionné avec un mille-pattes. Vision d'horreur. Rapide, par contre, et il peut s'accrocher aux murs, c'est toujours ça de pris. Bref, c'est tout ou rien. Okay, sept cents. Allez quoi, vous me croyez j'espère ? Vous travaillez pour la Fondation. Vous savez que cet univers s'est mis le caleçon de la folie sur la tête. Des nanorobots reséquenceur de gènes, franchement, c'est presque normal. Six cents livres pour la beauté éternelle. Qu'est-ce que vous en dites ?
Chercheur Davis : [ton sarcastique] D'accord, d'accord. Déposez le dans le parc à minuit et j'irais le chercher. Faites le cri du hibou, n'importe quoi.
SCP-1840-J : Parfait ! Excellent. Je savais que vous étiez une fille de goût. Je ne vous remercierais jamais assez. J'ai ce fichu Arlequin sur le dos. On va faire ça sous le manteau. Dépôt express. Je laisserais le caisson sous le pont vert du parc à deux pâtés de maison de chez vous. Et récupérez le rapidement, les nanorobots sont agités en ce moment. Ils ont cannibalisé mon téléphone et l'ont fusionné avec le furet du voisin. Ça fait bizarre, mais il marche encore.Chercheur Davis : Mon Dieu, vous avez l'air sérieux. Vous croyez vraiment que je vais aller dans ce parc et aller farfouiller sous un pont pour chercher votre 'caisson' ? Vous croyez vraiment que je veux fusionner avec une mouche ?
SCP-1840-J : Ils reconnaissent les tissus humains. Ça ira. Aucuns risques! Je suis sérieux à propos de la récupération du caisson, par contre. Ces nanorobots sont de vrais petits salopards. Ils fusionneraient n'importe quoi ensemble. Tous les cygnes, les écureuils et les enfants du coin. J'en ai la chair de la poule. En tout cas, ce fut un plaisir de faire affaire avec vous !
[FIN DE L'APPEL]
Le Chercheur Davis a été félicitée pour le confinement en urgence de l'objet désormais dénommé SCP-████ et pour ne pas l'avoir employer à des fins personnelles. Cependant, plusieurs nanorobots se sont échappés, ce qui a mené à la création de plusieurs cas de SCP-███
SCP-1840-J se présente comme étant un être humain extrêmement riche propriétaire d'une grande collection d'objets anormaux. Il signale fréquemment qu'il est poursuivi par un être qu'il identifie comme le 'Arlequin Libre', ce qui l'oblige à vendre sa collection dans l'espoir que cela le rendra plus difficile à retrouver.
Les interactions entre SCP-1840 et la Fondation connues et enregistrées commencèrent par deux appels téléphoniques, aboutissant à un entretien en cinq parties avec l'Ex-Chercheur Richter, après lequel toutes les interactions furent enregistrées mais devinrent de plus en plus sporadiques après l'Incident 1840-A.
SUJET : SCP-1840
PERSONNE MENANT L'ENTRETIEN : Dr Richter
HEURE / DATE : 13:08 20/09/████SCP-1840-J : Hey—HEY, Doc! Vous avez bonne mine aujourd'hui, tout rouge et en colère. Incroyable. Vous allez adorer ce que j'ai pour vous aujourd'hui.
Dr Richter : La ferme, connard. Vous me harcelez depuis des mois maintenant ! Arrêtez votre cirque ! Comment avez vous découvert l'existence de cette organisation et de ce centre ? Comment êtes vous au courant de mon existence ? Vous feriez mieux de laisser tomber et de me le dire. Nous avons des moyens énormes à notre disposition. Nous vous trouverons !
SCP-1840-J : C'est mignon, Doc. Ok, ok—Laissez moi vous poser une question. Comment va votre femme ?
Dr Richter : Elle est morte.
SCP-1840- J: C'est fantastique. À nouveau en chasse, pas vrai, Doc? Roar ! Faites attention, les filles ! Mais parlons affaires. J'ai quelque chose qui vous rendra absolument irrésistible. Vous allez adorer. Savez vous comment les insectes font pour dire qu'ils sont prêts à passer à l'action ? Les phéromones ! C'est à peine si ils peuvent se retenir quand ce truc est dans l'air ! Incroyable ! Sauf que les humains ne communiquent pas par phéromones. Peu importe. C'est pas grave. Quelqu'un a décidé d'inventer la phéromone humaine de séduction, et c'est sacrément efficace. Beaucoup mieux que l'eau de Cologne. Je dis ça , je dis rien, Doc, étant donné que vous êtes – comment le dire sans vous froisser ? - vraiment, vraiment gros. Vous en aurez besoin. J'ai tout mon stock à vendre. Environ un litre. Vous irez faire la fête avec des centaines de beautés lascives en moins de deux. Et tout ça pour combien, pour vous, mon meilleur client ? A peine six mille.
Dr Richter : Je vous le répète pour la dernière fois : je ne vous achèterais jamais rien, et je vous demanderais de ne plus jamais m'appeler ! Bien ! Ceci est un interrogatoire, et j'exige des réponses ! Première question : est-ce que des membres du personnel de la Fondation vous ont acheté des objets, et si oui, combien, quels sont leurs noms, et que vous ont-ils achetés ?
SCP-1840-J : Oh, j'ai dû vendre… Quatre objets. Oui. Quatre. Le premier, ce fut à une charmante jeune femme. Elle m'a acheté un reséquenceur génétique nanotechnologique. Une vente fantastique. Une de mes préférées. Je me suis débarrassé de ce fichu truc, et j'ai cru comprendre que vous aviez réussi à capturer tous les hybrides avant qu'ils ne fassent trop de dégâts. Excellent travail. Je l'avais prévenu qu'il était très important de confiner au mieux les nanorobots, mais les hommes-cygnes ont empêché l'Arlequin de suivre ma piste pendant quelques temps, alors tout à tourné pour le mieux.
Dr Richter : Vous… Vous voulez parler des cas de SCP-████ ? Nous avons dû les abattre ! Ils sont tous morts ! Êtes vous responsable ? Répondez moi !
SCP-1840-J : Ouais, c'est sûr que c'était moins agréable de leur point de vue. Peu importe. Ok, donc on laisse tomber les phéromones ? Dommage. Qu'est-ce que vous dites de ça, dans ce cas : ce tabloïd très spécial. Pleins de photos. Sauf que ça ne montre pas ce que les célébrités font réellement, mais ce que vous voudriez qu'elles aient faites. Des relations homosexuelles secrètes. Des rituels sataniques. Des bagarres. Être des personnes vraiment intéressantes. C'est comme si vous aviez fouillé les poubelles de tout le monde. Envoyez les photos aux tabloïds. Vous vous ferez un paquet de pognon. Les vedettes nieront tout en bloc et expliqueront comment il est impossible qu'ils aient pu faire tous ces trucs, mais tout le monde pensera que ça veut dire que tout est vrai. Vous avez pas envie de traîner dans la boue tous ces types qui réussissent ? Même un petit peu ? Doc? Avouez, ça vous fait envie. Je le fais à mille tout rond. C'est mon dernier prix. Bon, d'accord. Cinq cents.
Dr Richter : [garde le silence pendant quelques secondes] D'accord. Vous avez vendu un objet anormal, responsable de la création de cas de SCP-████, à une femme non identifiée. Très bien. Je pense que nous allons arrêter là…
SUJET : SCP-1840-J
PERSONNE MENANT L'ENTRETIEN : Dr Richter
HEURE / DATE: 5:02 23/09/███SCP-1840-J : Bonjour bonjour, Dr Richter ! L'exterminateur des Rapports d'Incidents mal classés ! L'homme qui valait un million de calories ! Sans blague, c'est bon de vous parler, vraiment. Dites, vous savez à quoi vous ressemblez ? À un homme qui en a marre de toutes ces étoiles dans notre galaxie. Vous verrez pourquoi je dis ça tout à l'heure.
Dr Richter : Bonjour, SCP-1840. Reprenons l'entretien que nous avons eu il y a trois jours. Et, pour couper court, jamais je n'achèterai, emprunterai, louerai ou prendrai un objet, entité ou être vivant de vous ou de tout tiers qui vous est associé. N'essayez pas de me vendre quoi que ce soit. J'espère que nous pourrons parler entre professionnels, cette fois ?
SCP-1840-J : Laissez moi répondre à cette question par une autre question. Vous êtes un vrai, gros connard, n'est-ce pas ? Ecoutez bien ce que je vais vous dire. Vos collègues se moquent de vous. Vos supérieurs sont toujours sur votre dos. Finalement, vous pensez 'Nom de Dieu ! Qu'est-ce qu'il faut pour que l'on me RESPECTE ici ?' Je vais vous le dire : des armes apocalyptiques extraterrestres. ÇA, ça va obliger vos collègues à la fermer et à vous écouter. Cette [PROFANITÉ] est géniale. Un truc qui peut pour de vrai détruire un système solaire, juré craché. Ça peut provoquer une supernova grâce à une série de trous de ver focalisés qui se succèdent jusqu'à ce vous obteniez une projection de matière fine comme un crayon atteignant 98% de la vitesse de la lumière. Quelqu'un se met devant ce truc ? Boum ! Réduit en patée pour chien. Enfin, lui et tout ce qui se trouve dans un rayon de trois années lumière. Vous allez me dire 'Et l'Ethique ?. ‘La Morale ?’ ‘La Justice ?’ Ce à quoi je réponds 'Je possède un canon à énergie focalisée assez puissant pour détruire une étoile. Barre toi tu pues, Ethique.' On va commencer à mille. C'est du vol. Je plaisante pas, ça a été volé. Si le Hurleur Récurrent apprend que vous l'avez, eh bien, il y a un léger risque de mort extradimensionnelle horrible.
Dr Richter : Croyez moi, je suis habitué à toutes vos interruptions maintenant. Adressez votre offre au Docteur Seaward. Bien. Je pense que nous parlions du troisième objet que vous avez réussi à vendre. Je voudrais que vous me décriviez l'objet que vous avez vendu, ainsi que la personne qui a effectué l'achat.
SCP-1840-J : Hein ? Ah, oui. D'accord. La deuxième personne, c'était un certain… Chercheur. Tom. Ou bien Tim? J'me souviens plus. Il voulait un nouvel animal de compagnie pour sa fille. Quelque chose d'exotique. Et bien… J'avais ce chien dont les gènes avaient été mélangés avec ceux d'un mille-pattes. C'est une longue histoire. Sa fille l'adore, cependant. Et les parents ont adoré comment les voisins ont réagi en le voyant. Ils se sont tous barrés et ne sont jamais revenus. Il arrête pas de me remercier pour ça. J'en ai bien tiré deux mille, de ce truc. Quand je pense que je le considérais comme une abomination et que j'avais essayé de l'abattre. Quel imbécile. C'était malheureusement le seul chien-mille-pattes que j'avais, mais j'ai cette belette croisée avec un téléphone, si vous voulez. Mignon. Ergonomique. Chatouille vos oreilles. Ronronne quand vous envoyez un texto. Mettons dix livres. Si vous voulez d'autres abominations génétiques, il faudra d'abord que je remette la main sur mes nanobots.
Dr Richter : Donc, il s'agit d'une entité SCP constituant un faible danger, actuellement sous la possession de deux chercheurs non identifiés de la Fondation et d'un enfant, le chercheur masculin étant peut-être nommé 'Tom' ou 'Tim'. Très bien. [soupir] Nous y reviendrons. Le troisième objet que vous avez vendu est celui qui nous a alerté sur vos activités. Vous avez vendu un objet anormal à un homme de 24 ans employé par la Fondation en tant qu'Assistant Chercheur chargé de l'étude de SCP-████. Je voudrais que vous nous décriviez ces événements selon votre point de vue.
[Ce journal a été croisé avec le Rapport d'Incident ████████]
SCP-1840-J : Ah oui. C'était pas mal, ça. J'étais pas de service à ce moment là, je me reposais à la maison en buvant un verre. J'étais complètement vanné après une autre journée de cavale pour échapper à l'Arlequin. J'ai dû me planquer dans un club de strip-tease pendant huit heures. C'était horrible, mec. Donc, comme je disais, j'étais à la maison, quand votre Chercheur…
Dr Richter : M. T. Wales.
SCP-1840-J : Ouais, Terry. Il m'appelle. Il me dit qu'il a obtenu mon numéro de quelqu'un. Il veut savoir si j'ai quelque chose qui pourrait l'aider à obtenir une promotion. ‘Ça fait trois ans qu'on m'exploite en me faisant étudier SCP-████ ’, qu'il me dit, ‘Je veux une promotion et un transfert. J'ai du pognon.’ Alors je fouille ma collection, et sur quoi je tombe ? Des dopants. Origine et fabricant inconnus. Six seringues dans une boîte en plastique, avec 'Echantillon 1679' et 'Stimulus évolutif. Réservé à une utilisation expérimentale.' marqué dessus. Bon, j'avais réussi à semer l'Arlequin Libre aux alentours de Prague, mais elle avait retrouvé ma trace alors j'étais pas trop regardant sur les questions de sécurité. Il avait l'argent et il était d'accord. Je l'ai vendu. Cent livres.
Dr Richter : Savez vous ce qui s'est passé ensuite ?
SCP-1840-J : Eh bien, il a fallu qu'il se l'injecte immédiatement, pas vrai ? J'étais à peine à un pâté de maison quand j'ai entendu les cris. J'étais terrifié. Je suis retourné voir. Le parc était recouvert de sang. Des voitures avaient été mises en pièce. Des survivants appelaient à l'aide. C'était terrible. Je le dis franchement. Je me sens très mal. Je me sens vraiment très mal puisque du coup ça va être plus simple pour l'Arlequin de me retrouver. Nom de Dieu, avez vous idée de ce que je ressens en ce moment ?
Dr Richter : Oui, il semblerait que vos produits aient fait sauter le stade évolutif de M. T. Wales de plusieurs millions d'années pour le changer en une sorte de super-prédateur mammifère, avant de le faire exploser. Je suppose que vous réalisez que treize personnes sont mortes ?
SCP-1840-J : Bon sang, mec, c'est pas la peine de remuer le couteau dans la plaie. Je me sens mal. Vraiment. Je peux voir le parc depuis mon appartement. Ils n'ont toujours pas terminé de réparer les dégâts. C'est un rappel constant. Un rappel constant que l'Arlequin se rapproche de plus en plus de moi.
Dr Richter : Merci. Nous reprendrons demain…
[ Ce journal a été croisé avec le Rapport d'Incident 1840-A]
SUJET : SCP-1840-J
PERSONNE MENANT L'ENTRETIEN : Dr Richter.
HEURE / DATE : 9:07 24/09/███SCP-1840-J : Et bien pincez moi les fesses et appelez moi Susan si ce n'est ce bon Dr Richter en personne ! L'homme d'action ! Le maître des mystères ! Je vous en prie, délectez moi d'histoires sur votre grandeur, mon seigneur !
Dr Richter : Bonjour. J'ai l'étrange impression que vous allez essayer de me vendre quelque chose.
SCP-1840-J : Tout juste Auguste. J'aimerais débuter en vous demandant d'imaginer un petit scénario. Imaginez, docteur, un désert. Énorme. Sans fin. Du sable à perte de vue. Rien à part le silence le plus complet. Mais alors que vous regardez autour de vous, vous voyez un petit point noir apparaître au sommet d'une des dunes de sable. Un bébé chameau. Perdu. Titubant sans but vers l'avant. Le sable brûlant lui cingle les yeux. Il blatère à l'aide. Il titube. Il s'effondre. Recommence à tituber vers l'horizon.
Et soudain, haut dans le ciel azur, un petit point noir commence à faire des cercles. Puis un autre. Et encore un autre. Des vautours. Se préparant à se nourrir. Ils volent plus bas… De plus en plus bas… Et le chameau finit par s'écrouler dans la poussière, la poitrine haletante, les yeux regardant tout autour, de plus en plus vitreux… Et le premier vautour se pose sur son corps épuisé, son cruel bec commence à se pencher vers sa victime…
Et là, Dr Richter, le chameau blatère faiblement – avant d'arracher la tête du vautour le plus proche ! Il devient complètement fou, tue tout ce qui est autour de lui, jusqu'à ce que les horribles charognards ne soient plus que des monceaux de chairs tordues et des plumes virevoltantes ! Car ce n'est pas un chameau ordinaire, Dr Richter, c'est le Faux Chameau d'Axtria, une étrange créature qui ressemble et qui agit comme un bébé chameau affamé afin d'attirer les vautours vers une fin inéluctable !Dr Richter : Je vois. Et pourquoi devrais je en acheter un ?
SCP-1840-J : Je ne vous demande pas de l'acheter. Je vous demande de m'en débarasser. Je n'arrive pas à le contrôler. J'ai essayé de le tuer un nombre incalculable de fois. On dirait un quadrupède balourd et maladroit, mais il est vif comme un serpent. Essayez un peu de faire passer ça à la douane. Généralement j'arrive à le faire passer pour un chameau, mais pas quand il ronge les os des pécheurs.
Dr Richter : Présentez votre offre au Dr Seaward, comme d'habitude. Bien. Je crois que vous étiez sur le point de me décrire la quatrième et dernière vente que vous avez effectué.
SCP-1840-J : Bien sûr, bien sûr. Donc, la dernière vente a eu lieu la semaine dernière, en fait. Ma meilleure vente. À l'exception de la première. C'était également la meilleure. J'ai vendu quatre objets en une seule fois. J'avais reçu un appel. Vous allez adorer ça. Une Classe D était tombée amoureuse d'un de ses Chercheurs. Très mignon. Ahh, l'Amour. Qui peut comprendre comment ça marche ? Personnellement j'émettrais quelques réserves à l'égard de l'homme qui m'envoie à une mort quasi certaine face à des serpents de mer affamés, mais bon, qui suis je pour juger. Bref, elle me demande de les aider, elle et le Chercheur, à s'enfuir. Elle avait tout prévu. Mais elle avait besoin d'armes. D'explosifs. D'un véhicule pour s'échapper. D'une diversion. Oui, oui et OUI, Doc, j'avais tout ça.
Dr Richter : Dois-je comprendre qu'un Classe D se prépare à tenter une évasion dans un centre de la Fondation ? Mon – Mon Dieu ! Que lui avez vous vendu ? Où est-elle ?
SCP-1840-J : Oh, c'était superbe. Je n'ai pas eu l'envie de lui faire payer quoi que ce soit. Qui suis-je pour me mettre en travers du chemin de l'Amour ? Alors je lui ai donné les trucs les plus mortels que j'avais. J'étais content de pouvoir enfin m'en débarrasser. Elle m'a dit 'Des armes', j'ai répondu 'Projecteur de Charges Cycliques de l'Ex-Armée Soviétique'. Elle m'a dit 'Des explosifs', j'ai répondu 'Gantelet Disrupteur de Matière'. Elle m'a dit 'Un véhicule', j'ai répondu 'Outil de Téléportation de Wainwright'. Elle m'a dit 'Diversion', j'ai répondu—
Agent Ness : Euh, Docteur ? Est-ce qu'il doit être confiné, ce chameau ?
Dr Richter : Oh. Oh mon—
SCP-1840-J : J'étais obligé. Les femelles, ce sont les pires. J'ai pensé qu'ils allaient commencer à se reproduire. Ne criez pas, ça va l'énerver.
Agent Ness : La vache, est-ce qu'il est sensé avoir autant de—AHHHHHHH ! AIIIIIIIIEEEEEEEEEEEE ! MON BRAS ! IL M'A ARRACHÉ LE BRAS ! AHHHHHHH-ughhh…
[EXPLOSION PROCHE. COUPS DE FEU PROCHES. SILENCE. OUVERTURE DE PORTE]
D-27893 : Venez avec moi, Docteur ! Venez avec moi et nous détruirons tous nos ennemis par la force de notre amour !
Dr Richter : Je ne sais pas — Je ne — euh — Je veux dire, oui ! OUI ! J'arrive, Sophie!
[D-27893 TIRE VERS L'EXTÉRIEUR]
D-27893 : Prenez ceci, Erik! Si nous échouons, mon amour, alors je serais heureuse de mourir à vos côtés plutôt qu'être séparée de vous !
Dr Richter : G – Gantelet disrupteur de matière ! OUI ! 'DEUX-CHAISES', HEIN, ALAN ? JE VAIS T'EN MONTRER, MOI, 'DEUX-CHAISES' !
[VROMBISSEMENT ÉLECTRONIQUE. ÉBOULEMENT. HURLEMENTS]
D-27893 : Ha! Ils s'enfuient comme des lâches! Détruisez le pilier, mon chéri, nous devons empêcher les Forces d'Intervention d'entrer !
Dr Richter : Vous vouliez que je réorganise mon système de classement, n'est-ce-pas, 'monsieur' ? Voilà ce que j'en pense de VOTRE système!
[VROMBISSEMENT ÉLECTRONIQUE. ÉBOULEMENT]
Dr Richter : Oh, quand je pense que ça m'a pris des mois pour réorganiser mon système de classement ! Oh, les nouvelles perspectives que vous apportent une meurtrière et une arme mystique !
D-27893 : Le téléporteur est chargé ! Prenez ma main !
[BAISER. ENCLENCHEMENT D'UN TÉLÉPORTEUR. SILENCE]
SCP-1840-J : Hého ? Les gars ? [silence] Je me demandais si ce vrai tomahawk à tête chercheuse vous intéresserait. Un véritable truc Amérindien. Ça cherche sa cible. C'est génial pour les fêtes. Vous pouvez trancher les pommes posées sur les têtes de vos amis et tous ces genres de choses. Je me disais que ça ferait un beau cadeau de mariage ! Sans blagues, c'est offert. Toutes mes félicitations, etc. Impressionner votre nouvelle femme avec vos incroyables dons au lancer, ça vous dit, Doc ? Doc ? [silence] Merde.
[FIN DE L'APPEL]