SCP-591-FR : _Eudyptes Pengirae_

Informations

Nom : Eudyptes Pengirae
Auteur : Jaan Kask
Notation : 15/21
Créé le : Sat Apr 23 2022
Objet no : SCP-591-FR
Niveau de Menace : Jaune ●
Classe : Euclide

Procédures de Confinement Spéciales

SCP-591-FR est confiné dans son habitat naturel. Cette zone a été déclarée comme réserve naturelle protégée, donc interdite à l'Homme. Un poste de surveillance a été créé sur un surplomb le long de la falaise où vit l’entité, et tout individu suspect doit être signalé au Site Chevat, depuis lequel la FIM Kappa-7 ("Brise-Glace"), peut envoyer un escadron si nécessaire.

Les animaux touchés par SCP-591-FR doivent être soignés dans la mesure du possible. Les vétérinaires mobilisés doivent impérativement porter un équipement de protection intégrale. Dans l'éventualité où SCP-591-FR toucherait un être humain, ce dernier doit immédiatement plonger dans l’eau les parties de son corps touchées par les projections de l'entité, voire s’immerger entièrement, ou appliquer de la glace sur les parties touchées, afin de stopper la progression de la brûlure dans l'épiderme.

Afin de surveiller au mieux l'anomalie, le réseau de cavernes et de tunnels souterrains qu’il occupe a été entièrement cartographié grâce aux travaux du docteur Serge Renault, zoologiste, et du capitaine Daniel Rochat en 1992, et des caméras et des pièges photographiques ont été installés dans des passages stratégiques, dans le but de localiser l’anomalie et de suivre son évolution, à défaut de pouvoir la capturer

Dans le cas où d’autres spécimens seraient aperçus (voir mise à jour du 4/12/20██), se référer au document SAI correspondant, seule source d’information disponible à l’heure actuelle.

Description

SCP-591-FR est un animal appartenant à la famille des Sphéniscidés et possédant des caractéristiques typiques de celles des Eudyptes (gorfous). Celui-ci mesure 72 cm pour un poids estimé à environ 4 kg, ce qui correspond au poids moyen de toutes les espèces de gorfous actuellement recensées dans le monde. Cependant, SCP-591-FR présente certaines différences physiques avec les gorfous ordinaires, notamment une forte dépigmentation : alors qu’un gorfou ordinaire est noir et blanc avec des aigrettes jaunes ou oranges et des yeux rouges, SCP-591-FR présente des plumes blanches et grises, des yeux d’un rose laiteux et des aigrettes d’un jaune très pâle. Il est supposé que cette dépigmentation est due au fait que SCP-591-FR vit dans une caverne et qu’il ne synthétise donc pas assez de mélanine et de vitamine D nécessaires au maintien de ses couleurs. Au premier abord, SCP-591-FR ne diffère en rien des autres Eudyptes, y compris d’un point de vue comportemental.

SCP-591-FR salive en permanence. La substance qu’il sécrète est épaisse, brunâtre et visqueuse et présente une acidité supérieure à la moyenne (d’un pH d’environ 0,5) ainsi qu’une odeur qualifiée de "nauséabonde" semblable, selon les chercheurs et les agents en charge de son confinement, à celle du poisson avarié. Cette acidité lui confère des propriétés hautement corrosives, notamment au contact de la chair et des plantes. La substance attaque la peau, provoquant une douleur estimée à 8 au minimum sur l’Échelle Visuelle Analogique1. L’entité n’est pas atteinte par l’acidité de cette substance, inactive dans l’eau. Elle s’en sert pour chasser lorsqu’elle est sur la terre ferme et à se défendre si elle se sent attaquée. Si un membre du personnel est touché par la salive de l’entité, il devra plonger les parties atteintes dans l’eau pendant au minimum 15 minutes : en effet, l’eau, sans contrer les effets de la substance, les atténue et permet de diminuer l’urgence de la situation, laissant à la victime de meilleures chances de survie.

SCP-591-FR semble est aveugle et se dirige à l’odorat et à l'ouïe, ses sens valides étant très aiguisés. Ne voyant pas ce qu’il a face à lui, il peut se montrer très agressif et a tendance à cracher sa salive corrosive pour se défendre sous l'effet de la peur. Son odorat, en particulier, est extrêmement développé. Il est capable de sentir des odeurs à [DONNÉES SUPPRIMÉES] mètres de distance. Il est supposé que c’est cette attitude qui lui permet de survivre seul dans des conditions hostiles. Selon les études du docteur Serge Renault, zoologiste au Site Chevat et chargé des études sur l’anomalie, SCP-591-FR aurait un instinct de survie beaucoup plus développé que le reste du règne animal connu. Cet instinct aurait poussé l’entité, dernière représentante supposée de son espèce, à se cacher dans des cavernes et à s'adapter à un mode de vie troglodyte. Dans ce genre d'environnement, ses prédateurs naturels, les Hydrurga (léopards de mer) et les Orcinus orca (épaulards), mais aussi les Mirounga leonina (éléphants de mer), qui attaquent régulièrement les manchots, ne peuvent pas l’atteindre.

Découverte

SCP-591-FR a été redécouvert en 1986, lorsque des scientifiques résidents de la base Dumont d’Urville (Terre Adélie, possession française en Antarctique) ont commencé à entendre des hurlements durant la nuit et que les traces d’une substance acide ont été retrouvées autour de la base et sur les murs. N’ayant pas pu identifier cette substance, ils ont fait appel au personnel du Site Chevat, qui a envoyé un détachement de la FIM Kappa-7 ("Brise-Glace"), dirigée par le capitaine Daniel Rochat, afin de capturer l’anomalie. Cependant, la mission a été un échec, SCP-591-FR s'étant enfui après avoir gravement blessé le docteur Renault en lui crachant de l'acide au visage. L'entité a alors été étudiée à distance pendant plusieurs années, depuis le poste d'observation, jusqu'à ce que le capitaine Rochat et le lieutenant Mirabelle se retrouvent confrontés directement à l'entité lors d'une garde (voir incident du 16/02/1990 ci-dessous).

Personnel impliqué : Capitaine Daniel Rochat, lieutenant Laurent Mirabelle
Lieu de l’incident : Poste d’observation de SCP-591-FR
Date de l’incident : 16/02/1990, 18 h 30
Avant propos : Le capitaine Rochat et le lieutenant Mirabelle sont sur la corniche d’observation de SCP-591-FR, surveillant le retour de l’entité, partie chasser. L’incident ci-après se déroule après quelques heures de surveillance.

Cpt Rochat : Bon, Mirabelle, il commence à faire faim.

Lt Mirabelle : On a mangé avant de partir de la base, mon capitaine.

Cpt Rochat : Ouais, mais c’était y a quatre heures. Il est temps de…

(Le capitaine Rochat sort de son sac un petit réchaud à gaz et deux poêlons, ainsi que du fromage et du pain)

Cpt Rochat : … faire une bonne raclette.

Lt Mirabelle : Vous êtes sérieux, capitaine ?

Cpt Rochat : Toujours, quand on parle de fromage. Et puis ça masquera un peu l’odeur de notre ami manchot.

Lt Mirabelle : Vous êtes sûr que la lumière du feu ne l’attirera pas ?

Cpt Rochat : Mais non, Mirabelle : il est en bas et nous on est en haut, on a tout le temps de le voir venir. En plus, il est totalement aveugle.

[DONNÉES SUPPRIMÉES CAR PEU PERTINENTES]

Cpt Rochat : Vous trouvez pas que ça sent bizarre ?

Lt Mirabelle : C’est votre fromage, capitaine.

Cpt Rochat : Ah non : je connais l’odeur de la raclette et ça sent pas comme ça. On n'apprend pas à un vieil ours à se lécher les babines.

(Des bruits de pas de faible intensité se font entendre derrière le capitaine Rochat, mais ce dernier et le lieutenant Mirabelle ne l’entendent pas.)

Cpt Rochat : Vous avez peut-être un truc qui pue dans votre sac. Du Munster, par exemple ?

Lt Mirabelle : Capitaine, vous êtes le seul à vous promener avec du fromage dans votre sac en permanence.

Les bruits de pas deviennent plus audibles. Le lieutenant Mirabelle bondit sur ses pieds et sort son arme

Cpt Rochat : Mirabelle ?

Lt Mirabelle : (chuchotant) Capitaine, vous entendez ?

Cpt Rochat : Rien du tout.

(Un coup de vent s'engouffre dans le poste d'observation et fait vaciller la flamme du réchaud.)

Cpt Rochat : Houlà ! Je l'ai pas vu venir, celui-là ! Va falloir faire attention.

Lt Mirabelle : C'était peut-être pas une bonne idée de faire une raclette ici…

(Le Capitaine Rochat frissonne en claquant des dents.)

Cpt Rochat : Il fait froid… Vivement la relève, je commence à geler…

(Un nouveau coup de vent fait s'éteindre la flamme du réchaud.)

Lt Mirabelle : Oh putain ! Vite, la lampe de poche !

Cpt Rochat : Prenez plutôt les allumettes ! On a besoin de chaleur, on va crever !

(Le capitaine Rochat tâtonne pour trouver la boîte d'allumettes. Le vent continue à souffler, et les bruits de pas se rapprochent.)

Cpt Rochat : (essayant de craquer une allumette.) Merde !

(Un cri se fait entendre. Le capitane Rochat et le lieutenant Mirabelle sursautent.)

Lt Mirabelle : C'était quoi ça ? Ce hurlement ! C'était inhumain !

Cpt Rochat : Mais j'en sais rien ! Trouvez votre satanée lampe de poche, comme ça on verra- Ah, ça y est !

(Le capitaine Rochat réussit à craquer une allumette. Le reflet de la flamme éclaire les parois de la caverne, couvertes de glace. Le lieutenant Mirabelle continue de chercher sa lampe torche.)

Cpt Rochat : (promenant son allumette sur les parois) Vous voyez quelque chose?

(Une ombre passe sur les parois de la caverne et un nouveau cri se fait entendre, ainsi que des bruits de pas. Le capitaine Rochat continue de frissonner.)

Lt Mirabelle : Là !

Cpt Rochat : Je vois rien ! C'est quoi ?

(Le lieutenant Mirabelle braque sa lampe torche sur l'entrée de la caverne, d'où viennent des bruits de pas)

Lt Mirabelle : (tapant sur l'épaule de Rochat.) Là.

(Le capitaine Rochat se retourne, se retrouvant face à face à SCP-591-FR, revenu à sa tanière avec un poisson dans le bec.)

Cpt Rochat : Oh charogne de machin ! Mais comment il est arrivé là ? Il était censé revenir par l’autre côté !

(Le lieutenant Mirabelle pointe son arme sur SCP-591-FR, mais le capitaine Rochat en abaisse le canon.)

Cpt Rochat : Du calme ! Il n’attaque pas.

(Pendant quelques secondes, le capitaine Rochat et le lieutenant Mirabelle font face à SCP-591-FR qui tourne autour du réchaud à gaz. Les deux membres de la FIM échangent à voix basse pour être entendus le moins possible par l’entité.)

Cpt Rochat : Attendez, Mirabelle, je vais tenter quelque chose.

(Le capitaine Rochat jette son poêlon en direction de SCP-591-FR. L’entité s’approche et en mange le contenu dans son intégralité.)

Lt Mirabelle : C’est ce que je pensais, c'est le fromage qui l'a attiré…

Cpt Rochat : La raclette, ça sent fort, Mirabelle.

Lt Mirabelle : En tout cas, il a l’air d’apprécier… Je m’attendais pas à ça…

Cpt Rochat : Moi non plus, Mirabelle. Il a bon goût, ce drôle d'oiseau…

Lt Mirabelle : Je tire ou on s’en va ?

(Le capitaine Rochat choisit la retraite. Lui et le lieutenant Mirabelle redescendent de la corniche. L’équipe leur ayant succédé au poste de garde a retrouvé le réchaud à gaz du capitaine Rochat, ainsi que quelques grammes de fromage à raclette.)

Nancy, 1er mars 1991

Salut Serge, j’espère que tout va bien au Site Chevat, malgré l'hiver qui approche.

J’ai trouvé quelque chose qui pourrait nous aider grandement dans nos recherches sur notre manchot.

En fouillant dans les archives de la maison familiale en Lorraine, j’ai retrouvé des documents que mon père, agent révoqué du Bureau Asiatique des Affaires Occultes, a étudiés dans les années 1950. L’un de ces documents parle d’un "volatile émettant une substance visqueuse corrosive". J’ai tout de suite fait le lien. Ce document a été écrit par la Singulière Académie Impériale. Je te le faxe dans les prochains jours.

En espérant que cela t’aidera dans l'étude de cette entité qui semble te tenir à cœur.

Bonne journée et salutations au Capitaine Rochat !

Laurent

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    + Lettre de Monsieur de Laval Carboulec à la SAI- Fermer

    Le 14 avril 1864,

    Chers confrères de la Singulière Académie,

    Je profite d’une expédition de ravitaillement sur les côtes australiennes pour transmettre ce pli à un compatriote de passage sur un navire marchand qui m’a assuré qu’il ferait escale en Nouvelle-Calédonie, afin de le remettre aux mains de la mission académique s’y trouvant. Je vous remercie d’avance de dédommager le messager.

    Je suis, comme vous le savez, membre de la Société zoologique de Londres, mais surtout agent de l’Académie en son sein. Il y a quelques mois, j’ai embarqué sur une mission ayant pour objectif d’observer la faune des territoires les plus austraux de la Couronne britannique, sous le commandement de l’Amiral Winston Greystripes. Mon but est d’informer l’Académie de toute découverte anormale au cours de cette expédition.

    Je vous annonce donc la découverte d’une espèce de manchots tout à fait fascinante sur l’archipel des Îles Sandwich du Sud. Des rumeurs entendues au port de Sydney laissaient à penser que l’espèce vivrait également sur des îles plus éloignées comme les Îles Kerguelen, l’Île Heard et les Îles Macdonald. Des expéditions menées par la mission que j’ai infiltrée, et auxquelles j’ai participé, ont confirmé l’existence de cette espèce sur une assez grande aire de répartition.

    Vous pourrez trouver un rapport concernant ma découverte dans le pli contenant cette missive. J’ai nommé l’espèce en référence à une vieille légende parcourant les couloirs de l’Académie, relatant l’existence d’une créature mystérieuse crachant continuellement une substance corrosive. Les gorfous cracheurs seront donc définis comme Eudyptes pengirae.

    Comme vous le verrez dans mon rapport, ces gorfous sont dignes d’un grand intérêt, de par leur capacité à faire fondre certaines matières avec leur salive, ainsi que par leur comportement social qui implique souvent celle-ci.

    Pour l’Académie, la découverte d’une anomalie en territoire britannique pourrait permettre de revendiquer certaines des îles où vit SAI-5124 au nom de l’Empire français et y établir des bases pour des expéditions dans ces territoires où la présence française est encore faible.

    De plus, je crains que l’Amiral Greystripes soit aussi un connaisseur en anomalie, car il manifeste un intérêt certain pour ma découverte, envisageant d’en ramener à Londres pour en faire part selon ses mots "à des personnes expertes en créatures étranges". Il faut donc que l’Académie se hâte de revendiquer ses droits sur les Eudyptes pengirae.

    Aucune anomalie ne doit tomber entre les mains de nos ennemis. Il est donc impératif que la SAI se rende au plus vite sur les îles susmentionnées.

    Il relève de la plus haute importance que toutes les anomalies soient sous la responsabilité de l’Académie afin de démontrer la grandeur de la France, que ce soit dans les sciences ordinaires et anormales.

    Je vous adresse mes salutations les plus cordiales,

    Vive l’Empereur ! Vive la France !

    Marius César Adolphe de Laval Carboulec

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Le 14 avril 1864,

Chers confrères de la Singulière Académie,

Je profite d’une expédition de ravitaillement sur les côtes australiennes pour transmettre ce pli à un compatriote de passage sur un navire marchand qui m’a assuré qu’il ferait escale en Nouvelle-Calédonie, afin de le remettre aux mains de la mission académique s’y trouvant. Je vous remercie d’avance de dédommager le messager.

Je suis, comme vous le savez, membre de la Société zoologique de Londres, mais surtout agent de l’Académie en son sein. Il y a quelques mois, j’ai embarqué sur une mission ayant pour objectif d’observer la faune des territoires les plus austraux de la Couronne britannique, sous le commandement de l’Amiral Winston Greystripes. Mon but est d’informer l’Académie de toute découverte anormale au cours de cette expédition.

Je vous annonce donc la découverte d’une espèce de manchots tout à fait fascinante sur l’archipel des Îles Sandwich du Sud. Des rumeurs entendues au port de Sydney laissaient à penser que l’espèce vivrait également sur des îles plus éloignées comme les Îles Kerguelen, l’Île Heard et les Îles Macdonald. Des expéditions menées par la mission que j’ai infiltrée, et auxquelles j’ai participé, ont confirmé l’existence de cette espèce sur une assez grande aire de répartition.

Vous pourrez trouver un rapport concernant ma découverte dans le pli contenant cette missive. J’ai nommé l’espèce en référence à une vieille légende parcourant les couloirs de l’Académie, relatant l’existence d’une créature mystérieuse crachant continuellement une substance corrosive. Les gorfous cracheurs seront donc définis comme Eudyptes pengirae.

Comme vous le verrez dans mon rapport, ces gorfous sont dignes d’un grand intérêt, de par leur capacité à faire fondre certaines matières avec leur salive, ainsi que par leur comportement social qui implique souvent celle-ci.

Pour l’Académie, la découverte d’une anomalie en territoire britannique pourrait permettre de revendiquer certaines des îles où vit SAI-5124 au nom de l’Empire français et y établir des bases pour des expéditions dans ces territoires où la présence française est encore faible.

De plus, je crains que l’Amiral Greystripes soit aussi un connaisseur en anomalie, car il manifeste un intérêt certain pour ma découverte, envisageant d’en ramener à Londres pour en faire part selon ses mots "à des personnes expertes en créatures étranges". Il faut donc que l’Académie se hâte de revendiquer ses droits sur les Eudyptes pengirae.

Aucune anomalie ne doit tomber entre les mains de nos ennemis. Il est donc impératif que la SAI se rende au plus vite sur les îles susmentionnées.

Il relève de la plus haute importance que toutes les anomalies soient sous la responsabilité de l’Académie afin de démontrer la grandeur de la France, que ce soit dans les sciences ordinaires et anormales.

Je vous adresse mes salutations les plus cordiales,

Vive l’Empereur ! Vive la France !

Marius César Adolphe de Laval Carboulec

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    + Document SAI-5124- Fermer

    SAI-5124_Pengireaud.png

    Référent : SAI-5124

    Simulacre/Créature/Phénomène

    Espèce : Eudyptes pengirae

    Typologie : Espèce anormale


    Objectifs Principaux de la SAI :

    • À étudier par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
    • À observer par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
    • À transférer dans des possessions impériales françaises par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
    • À ramener des spécimens pour études au siège de la Singulière Académie en Europe par décret de l'Empereur des Français Napoléon III

    Visu : SAI-5124 est un oiseau marin noir et blanc de la famille des Sphéniscidés, présentant des aigrettes de plumes jaunes sur la tête. Il a les pattes palmées et des ailes dont il se sert pour nager, sa morphologie ne lui permettant pas de voler. SAI-5124 est de petite taille (entre 60 et 75 cm) et est très agressif. Les femelles ne possèdent pas ces aigrettes, mais sont reconnaissables à une bande de plumes noires au niveau de la gorge et au fait que leur plumage, plus épais, les rende visuellement plus massives.

    eudyptes_sclateri

    Illustration d'un spécimen mâle de SAI-5124 accompagnant le rapport de M. de Laval de Carboulec.

    Traits Singuliers : SAI-5124 sécrète en permanence une substance brunâtre, épaisse et visqueuse. Cette substance est extrêmement corrosive, mais n’affecte pas ladite espèce, en raison de son plumage épais et imperméable. L’anomalie s’en sert pour chasser, en la “crachant” sur ses proies, principalement de petits oiseaux, de manière à empêcher leur fuite.
    Ce liquide sert également lors des parades amoureuses : les mâles projettent cet acide à la verticale. Ceux qui parviennent à émettre les jets les plus puissants auront davantage de succès auprès des femelles. Lorsqu'une femelle a choisi son mâle, elle vient lui offrir des cailloux, matériau essentiel à la construction du nid familial.
    La période d’incubation est d'une soixantaine de jours, au terme de laquelle éclot un seul œuf. Très tôt, le manchot nouveau-né doit apprendre à identifier l'odeur de ses parents, afin de les retrouver au milieu de la colonie. En effet, les spécimens de SAI-5124 ne s'occupent pas des enfants des autres. L'odeur diffère selon les spécimens, mais reste particulièrement incommodante et proche du poisson avarié.
    SAI-5124 est une espèce curieuse, qui peut devenir agressive si on l'approche de trop près, notamment en période de ponte. Cette agressivité se manifeste par des crachats en direction de l'attaquant, ainsi que par de violents coups de bec et des cris ressemblant à des râles aigus et très forts.

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Objectifs Principaux de la SAI

  • À étudier par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
  • À observer par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
  • À transférer dans des possessions impériales françaises par décret de l'Empereur des Français Napoléon III
  • À ramener des spécimens pour études au siège de la Singulière Académie en Europe par décret de l'Empereur des Français Napoléon III

Visu

SAI-5124 est un oiseau marin noir et blanc de la famille des Sphéniscidés, présentant des aigrettes de plumes jaunes sur la tête. Il a les pattes palmées et des ailes dont il se sert pour nager, sa morphologie ne lui permettant pas de voler. SAI-5124 est de petite taille (entre 60 et 75 cm) et est très agressif. Les femelles ne possèdent pas ces aigrettes, mais sont reconnaissables à une bande de plumes noires au niveau de la gorge et au fait que leur plumage, plus épais, les rende visuellement plus massives.

Traits Singuliers

Illustration d'un spécimen mâle de SAI-5124 accompagnant le rapport de M. de Laval de Carboulec.

SAI-5124 sécrète en permanence une substance brunâtre, épaisse et visqueuse. Cette substance est extrêmement corrosive, mais n’affecte pas ladite espèce, en raison de son plumage épais et imperméable. L’anomalie s’en sert pour chasser, en la “crachant” sur ses proies, principalement de petits oiseaux, de manière à empêcher leur fuite.
Ce liquide sert également lors des parades amoureuses : les mâles projettent cet acide à la verticale. Ceux qui parviennent à émettre les jets les plus puissants auront davantage de succès auprès des femelles. Lorsqu'une femelle a choisi son mâle, elle vient lui offrir des cailloux, matériau essentiel à la construction du nid familial.
La période d’incubation est d'une soixantaine de jours, au terme de laquelle éclot un seul œuf. Très tôt, le manchot nouveau-né doit apprendre à identifier l'odeur de ses parents, afin de les retrouver au milieu de la colonie. En effet, les spécimens de SAI-5124 ne s'occupent pas des enfants des autres. L'odeur diffère selon les spécimens, mais reste particulièrement incommodante et proche du poisson avarié.
SAI-5124 est une espèce curieuse, qui peut devenir agressive si on l'approche de trop près, notamment en période de ponte. Cette agressivité se manifeste par des crachats en direction de l'attaquant, ainsi que par de violents coups de bec et des cris ressemblant à des râles aigus et très forts.

6 mars 1991

Je vais devoir offrir quelque chose à Laurent à l'occasion. Il ne sait pas à quel point les documents de son père m’ont été utiles. Une espèce entière ! C’est incroyable !

Cependant, je me pose de sérieuses questions : comment SCP-591-FR a bien pu disparaître et pourquoi n’y a-t-il aucune mention d’une expédition de la SAI dans les îles que mentionne le document ? C’est tellement frustrant ! Comment une espèce avec une répartition aussi grande a-t-elle pu se réduire à un seul spécimen sans qu’on n’en ait jamais trouvé ni ramené ?

9 mars 1991

La nature semble vouloir faire survivre SCP-591-FR à tout prix. Elle l’a doté d’un instinct de survie incroyable, lui permettant de développer en un temps record des caractéristiques adaptées à son environnement : en émigrant des îles subantarctiques en direction du pôle Sud, où l’être humain ne viendrait pas le récupérer, par exemple. Ou en se cachant dans les cavernes. Là, il a perdu la vue, inutile dans l’obscurité, au profit d’un odorat extrêmement puissant. Je me demande même si, à l’instar des dauphins, il n’utiliserait pas l’écholocalisation pour repérer ses proies ou des prédateurs. Ce dont les manchots ordinaires sont incapables.

10 mars 1991

J’attends avec impatience que du matériel plus performant nous soit livré pour pouvoir l’étudier plus en détail !
Ici, on est condamné à avoir froid et se débrouiller avec les moyens du bord, dans un milieu qui veut clairement nous montrer qu’il n’est pas fait pour nous. Ici, le vent hurle et fait craquer les murs et j'essaie de me réchauffer, me demandant comment SCP-591-FR a bien pu disparaître ? Un taux de reproduction trop faible ? Un prédateur ? L'extermination par les humains lorsqu'ils sont arrivés ? Une maladie ? Serait-ce une conjonction de ces causes qui l'ont poussé à émigrer vers les conditions extrêmes de l'Antarctique ? En effet, dans ces contrées, personne ne viendrait le chercher et les microbes ne survivent pas à de telles températures.
Ces hypothèses sont loin d'être infaillibles, mais je dois les étudier tout de même.

12 mars 1991

Et comment diable la SAI ne les a pas trouvés ? La colonie semblait si grande ! Où sont-ils allés ?

28 mars 1991

Et si la SAI était venue dans les îles subantarctiques dans l'espoir de trouver SCP-591-FR mais qu'entre-temps, l'espèce avait émigré ? Qu'ils ne l'avaient pas trouvée et qu'ils pensaient qu'elle avait disparu, alors qu'en vérité, la SAI n'a simplement pas cherché ailleurs, soit par manque de moyens soit par ignorance ?

Mais ça n'explique pas pourquoi il n'en reste qu'un spécimen.

Je ne sais pas. Est-ce qu'on le saura un jour ?

Note du docteur Sabine Gourmaud, zoologiste en chef du Site Chevat, le 4/12/20██ : Les gardes stationnés au poste d’observation de SCP-591-FR ont observé un spécimen de Pygoscelis antarcticus (manchot à jugulaire) sortir de l’eau et se diriger vers SCP-591-FR, qui a commencé à agiter les ailes et à cracher son acide. Le comportement du supposé manchot à jugulaire a alors changé, se dirigeant vers SCP-591-FR, lui offrant des cailloux. Une opération de capture sera mise en place pour définir le sexe de cet individu et, s’il se révèle être une femelle, organiser un programme de survie de l’espèce.


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